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«L’intrusa» documente la misère napolitaine

Dans le style néoréaliste du reportage, le réalisateur Leonardo Di Costanzo filme la société italienne en pleine déliquescence.

Giovanna officie dans un quartier populaire de Naples. L’éducatrice bénévole anime La Masseria, un centre d’accueil pour enfants défavorisés, les pousse à façonner un pédalo géant, un homme ferraille et autres créations vivifiantes. Maria, sa jeune fille et son bébé échouent dans son refuge magique.

Mais cette épouse de truand en cavale est vite regardée de travers par les habitants, car l’intruse est susceptible d’amener le feu et la mort dans ce lieu protégé. Giovanna va devoir choisir. Pourtant, cette femme à la générosité innée espère que la tolérance fera son chemin dans les esprits, que chacun s’habituera à côtoyer l’autre.

Sur ce canevas qui se tisse à l’envers d’un thriller à la Gomorra, le réalisateur Leonardo Di Costanzo n’esquive aucune contradiction. Ses plans à l’authenticité crue, trouvent ainsi une tendresse inattendue à travers des sourires d’enfants. Venu du documentaire, il montre la complexité d’une société rongée à divers niveaux de violence. De heurts sociaux en générations condamnées, la peur agit en aiguillon du malheur. Giovanna en gardienne inébranlable, lui oppose son utopie.

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