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CinémaL’irréductible Godard persiste et signe

Avec «Le livre d’image», projeté à Vidy, le cinéaste, d’une liberté folle, s’échappe encore de la fabrique visuelle contemporaine.

Quelques échantillons du «Livre d’image», film aux multiples télescopages visuels, mais qui travaille aussi avec beaucoup de soin la dimension sonore. Une expérience sensorielle qui tranche avec tous les codes auxquels nous soumettent la TV et Internet dans leurs travestissements formatés du réel.
Quelques échantillons du «Livre d’image», film aux multiples télescopages visuels, mais qui travaille aussi avec beaucoup de soin la dimension sonore. Une expérience sensorielle qui tranche avec tous les codes auxquels nous soumettent la TV et Internet dans leurs travestissements formatés du réel.
CASA AZUL FILMS-ECRAN NOIR

Au flux des images qui font notre quotidien, Jean-Luc Godard oppose un contre-flux creusant l’histoire, la politique, la technique, la guerre, la loi, le monde arabe, le regard… JLG persiste et signe, avec l’obstination qui le caractérise. Avec Le livre d’image, film qui lui a valu une Palme spéciale cette année à Cannes et qui s’installe dès vendredi dans la salle de la Passerelle à Vidy, le maître de Rolle est de retour sur les écrans. Tous ceux qui aiment sa manière déstabilisatrice d’agiter le carillon des images devraient veiller à ne pas manquer ce rendez-vous «théâtral» exclusif puisque le métrage, programmé au festival de Rotterdam, ne devrait plus reparaître en public avant le printemps prochain.

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