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Jean-Luc Godard ouvrira aussi son «Livre d’image» au Théâtre de Vidy

A Lausanne, le maître de Rolle présentera son œuvre, sélectionnée à Cannes, dans un dispositif original.

Jean-Luc Godard, un homme d’images, aussi au théâtre.
Jean-Luc Godard, un homme d’images, aussi au théâtre.
KEYSTONE

Le maître à penser de la Nouvelle Vague n’est pas toujours là où on l’attend. Si la sélection, à Cannes, de son nouveau film, n’a étonné personne tant l’aura de celui qui remportait le Prix du Jury en 2014 est grande sur la Croisette, l’annonce de sa venue à Vidy est plus suprenante.

Au mois de novembre, dans le cadre de la prochaine saison du théâtre (qui sera dévoilée le 22 mai prochain), Jean-Luc Godard ne vient pas monter une version scénique de «Pierrot le fou», mais donnera à voir sa dernière production, «Le Livre d’image» dans un dispositif qui se distinguera du visionnement en salles.

«La forme est encore en train de s’élaborer», indique Vincent Baudriller. «Mais l’idée est de développer un rapport plus intimiste aux images et au son en utilisant les outils flexibles du théâtre. Une façon de réfléchir à la relation entre le public et l’œuvre.»

Un homme en colère

Le directeur de Vidy, qui a déjà eu l’occasion de visionner le film du maître de Rolle, est sorti impressionné par l’expérience. «Il s’agit d’une œuvre très forte, bouleversante et intelligente, par un artiste débordant de créativité, un homme toujours en colère sur l’état du monde, avec un questionnement sur la vérité, le pouvoir, les liens entre l’Occident et l’Orient.» «Le livre d’image» prendrait ainsi la forme d’un montage d’extraits de films, les siens mais d’autres auteurs aussi, en écho à ces thématiques qui animent depuis longtemps un débat socio-politique en Europe.

Alors que Vidy est partenaire de la venue d’Ariane Mnouchkine à Lausanne en octobre à Beaulieu – ses abonnés ont droit aux mêmes prix que ceux du TKM –, metteur en scène qui présentait «Les Clowns» en 1969 à Avignon, Jean-Luc Godard porte quant à lui le souvenir de la projection de «La Chinoise» en 1967 dans la Cour d’honneur du fameux festival de théâtre français.

Pour Vincent Baudriller cet héritage a son importance, d’autant plus que JLG, monument très mobile du cinéma depuis plus d’un demi-siècle, a selon lui largement influencé l’univers des arts de la scène. «C’est le plus grand artiste vivant aujourd’hui et son œuvre a beaucoup nourri les artistes de théâtre par son écriture, son art du montage, et sa formidable liberté de parole.» Après Cannes, rendez-vous à l’automne à Vidy.

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