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Léa Seydoux, l’héritière de classe sans les préjugés

Née dans la soie bourgeoise française, l’actrice boude l’a priori, à commencer par celui de la pauvre petite fille riche. Elle le prouve en épouse de marinier russe naufragé du «Kursk». Confidences.

«Je vais où les gens ne m’attendent pas», confie la comédienne.
«Je vais où les gens ne m’attendent pas», confie la comédienne.
VQH

Léa Seydoux sait écarquiller des silences qui, du bout des cils, dilatent le temps. Les auteurs français ont épinglé sur cette actrice de multiples costumes, courtisane royale corsetée ou lesbienne rock à mèches bleues. Leurs confrères américains l’ont matée en vamp Frenchie de James Bond et Ethan Hunt. Enceinte jusqu’aux yeux, mal fagotée en ménagère russe, la voilà en mère Courage dans «Kursk», du Danois Thomas Vinterberg. La tragédie du sous-marin nucléaire date de 2000, amplifiée par la lente agonie de ses mariniers après le naufrage en mer de Barents, par 108 m de fond. Le gouvernement de Vladimir Poutine refuse les secours étrangers, les familles hurlent leur désespoir. Notamment l’épouse du commandant.

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