Passer au contenu principal

«Lelouch exige d’aller au bord de la vie»

Pour «Un + une», Jean Dujardin a adopté le style «Chabadabada» du réalisateur, comme s’il partait en cure de désintoxication de la célébrité. Interview.

Dans "Un+Une", Jean Dujardin, 43 ans, s'abandonne à Claude Lelouch. "J'adore tant son cinéma intime des années 70."
Dans "Un+Une", Jean Dujardin, 43 ans, s'abandonne à Claude Lelouch. "J'adore tant son cinéma intime des années 70."
Getty Images Europe

A force d’Oscar et de César hypermédiatisés, de divorce de Chouchou et Loulou, de liaison et de fraîche paternité documentée dans les gazettes, Jean Dujardin semblait s’être mis entre parenthèses du cinéma. Un + une rappelle avec éclat sa fibre griffée de pur comédien. Cinquante ans après les «Chabadabada» légendaires d’ Un homme et une femme sur une plage normande, le réalisateur Claude Lelouch l’entraîne avec Elsa Zylberstein en Inde. Lui, compositeur odieux de suffisance, oublie sa jeune compagne pour draguer l’épouse de l’ambassadeur de France. Elle, bourgeoise paumée dans son désir de maternité, cède aux sirènes émotionnelles. Le tout est baigné par l’ample amour d’Amma, prêtresse hindoue qui prêche par le darshan, cette embrassade vivifiante et spirituelle. Elle a serré 33 millions d’êtres humains dans ses bras, une dizaine de millions de moins que les fans de Lelouch au cours de sa longue carrière.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.