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Il était mille et une fois

Dans la trilogie des «Mille et une nuits», le Portugais Miguel Gomes se prend pour Shéhérazade. Pari fou.

­Des princesses arabisantes, des businessmen cupides et des dockers en grève, des pinsons, coqs et au­tres créatures enchantées: Miguel Gomes définit ses Mille et une nuits comme une trilogie du style de La guerre des étoiles . Dans l’esprit du cinéaste portugais, l’analogie se justifie parce que chaque segment fonctionne en autonomie. La comparaison tient aussi parce que ces six heures de cinéma hybride turbinent dans un cosmos irréel, entre documentaire, S.F., conte érotique ou tragédie grecque. Et parfois même tout à la fois. Une Shéhérazade des temps modernes y raconte des histoires à dormir debout. «La seule échappatoire aujourd’hui, explique le réalisateur, c’est de filer dans l’imaginaire.» Sauf que le premier chapitre, L’inquiet, commence par la vision d’un cinéaste qui prend les jambes à son cou.

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