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Festival de LocarnoLe ministre de la culture Alain Berset ouvre les festivités

Le conseiller fédéral a ouvert mercredi soir le 65e Festival du film de Locarno.

Le réalisateur Jean-Claude Brisseau, et l'actrice Virginie Legeay ont reçu un Léopart d'Or surprise pour «La fille de nulle part». 11 août 2012.
Le réalisateur Jean-Claude Brisseau, et l'actrice Virginie Legeay ont reçu un Léopart d'Or surprise pour «La fille de nulle part». 11 août 2012.
Keystone
ean-Claude Brisseau. 11 août 2012.
ean-Claude Brisseau. 11 août 2012.
Keystone
Discours d'Alain Berset à Locarno.
Discours d'Alain Berset à Locarno.
Keystone
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Le directeur Olivier Père a préparé, pour sa troisième année à la tête de la manifestation, un programme riche de 300 films qui seront projetés durant les dix prochains jours.

Alain Berset a loué les mérites du festival, le désignant comme un moyen de présenter la Suisse comme «un grand pays de cinéma et de culture». «La Suisse n'est pas seulement une place financière, mais aussi un lieu des idées», a lancé le ministre de la culture.

Cette vision colle à celle de Marco Solari, le président de la manifestation, qui pense déjà à la 75e édition, en 2022. D'ici là, le festival devra nettement accroître sa renommée internationale et devenir un des plus importants événements cinématographiques au niveau mondial, et pas seulement en Suisse et en Europe, a dit Marco Solari.

160'000 spectateurs attendus

Les salles obscures de la cité tessinoise ainsi que la Piazza Grande attendent près de 160'000 spectateurs, parmi lesquels plusieurs célébrités, telles que Kylie Minogue ou Harry Belafonte.

L'actrice britannique Charlotte Rampling (»Swimming Pool», «Melancholia») doit recevoir lors de la cérémonie d'ouverture un «Excellence Award» pour sa carrière. Le premier film projeté sur la Piazza Grande est un thriller intitulé «The Sweeney», de Nick Love.

Le concours international verra s'affronter 19 longs métrages, qui seront départagés par un jury présidé par le réalisateur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul (»Uncle Boonmee»).

Deux documentaires suisses peuvent espérer décrocher le Léopard d'or. «Image Problem», de Simon Baumann et Andreas Pfiffner, est une satire se penchant sur la popularité en berne de la Confédération sur la scène internationale. Il sera projeté vendredi en première mondiale. «The End of Time», de Peter Mettler, se concentre sur le passage du temps et entre en compétition dimanche.

Dans le concours Cinéastes du présent, le Tessinois Niccolo Castelli présente «Tutti giù». Le film raconte l'histoire de trois jeunes sportifs de l'extrême à la recherche du «kick» ultime d'adrénaline.

Trois films suisses sur la Piazza Grande

Trois films suisses, appartenant à des registres très différents, seront en outre projetés sur la Piazza Grande. Samedi, les festivaliers découvriront la tragicomédie «Nachtlärm», de Christoph Schaub. La pellicule relate la mésaventure d'un couple qui se fait voler sa voiture, ainsi que son bébé resté à l'intérieur. Il sera sur les écrans fin août.

Le film de Michael Steiner «Das Missen Massaker» (»Le massacre des 'miss'»), sort lui en salle le 23 août. Enfin, «More than Honey», de Markus Imhof, sera projeté sur la Piazza Grande la semaine prochaine alors que sa sortie en salles n'est prévue qu'en octobre. Ce documentaire est consacré à la vie d'une ruche d'abeilles.

Rétrospective de Preminger

Avec 300 films au programme, le Festival à pris de l'ampleur par rapport à l'année dernière. C'est notamment dû au nombre important d'hommages prévus, souligne Olivier Père. Alain Delon sera ainsi honoré d'un Life Achievement Award. Les producteurs Johnnie To et Peter-Christian Fueter doivent aussi être distingués pour leur carrière.

La grande rétrospective de cette année est consacrée à Otto Preminger (1905-1986). Son «Bonjour tristesse» aura une place d'honneur sur la Piazza Grande. Parmi la quarantaine d'oeuvres du réalisateur hollywoodien aux racines européennes, on compte des films tels que «Rivière sans retour», «L'Homme au bras d'or» et «Exodus».

Avec 35 films de Preminger, les festivaliers pourront voir pratiquement toute son oeuvre. Des discussions sont prévues, notamment avec des critiques de cinéma et des invités comme Mylène Demongeot, qui a joué en 1958 dans «Bonjour tristesse».

Afrique noire à l'honneur

Parmi les nouveautés de cette 65e édition, une section consacrée à l'évolution du septième art baptisée «Histoire(s) du cinéma», qui verra une cinquantaine de films projetés.

Enfin, la section «Open Doors», qui vise à faire connaître les réalisateurs et producteurs des pays de l'Est et du Sud, met l'accent cette année sur l'Afrique noire francophone. Le Festival se terminera dans la soirée du 11 août par la remise des prix.

ats

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