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«Le miracle du saint inconnu»: sacré magot et dinguerie douce

Le réalisateur marocain Alaa Eddine Aljem signe un premier long métrage réjouissant

Sous ce mausolée se cache un magot.
Sous ce mausolée se cache un magot.
DR

Avant de se faire coffrer, le truand Amine avait juste eu le temps d’enterrer son magot au sommet d’une colline. Problème: quelques années plus tard, quand il revient sur les lieux pour récupérer le butin, un mausolée consacré à un saint recouvre l’emplacement…

D’où le titre du premier long métrage du Marocain Alaa Eddine Aljem, «Le miracle du saint inconnu», qui démarre très vite pour mieux prendre son temps par la suite quand son héros malfaiteur découvre un petit village de l’autre côté de la butte. Il en fait sa base arrière pour récupérer ce qui lui revient, mais son entreprise n’est pas facilitée par le gardien qui, chaque nuit, se poste devant l’édifice avec son chien.

L’occasion de s’attarder sur une petite communauté loufoque qui se réunit volontiers chez un coiffeur-dentiste – d’où les dents en or qui finiront par apparaître dans la mâchoire du berger allemand du gardien! Amine a beau appeler un acolyte à l’aide, la douce dinguerie du lieu résiste aux plans les plus simples et les plus farfelus. Un joli premier essai qui, tout en maniant un humour doucement absurde, glisse des observations plus grinçantes dans sa farce.

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