Passer au contenu principal

L'Ours d'or pour le film roumain «Touch me not»

Mélange de fiction et de documentaire, le film de la réalisatrice Adina Pintilie a été récompensé par le jury de la 68e Berlinale.

«Touch me not» aborde les thèmes de l'intimité et de la sexualité. (Samedi 24 février 2018)
«Touch me not» aborde les thèmes de l'intimité et de la sexualité. (Samedi 24 février 2018)
AFP

La Berlinale a surpris samedi soir en décernant son Ours d'or à «Touch me not» de la réalisatrice roumaine Adina Pintilie, une exploration à mi-chemin entre fiction et documentaire sur l'intimité et la sexualité, après une édition marquée par les débats sur la place des femmes dans le 7e art.

Le jury a également récompensé une autre femme, la Polonaise Malgorzata Szumowska, qui a reçu le Grand prix du jury pour son film «Twarz» («Mug») sur un jeune homme défiguré après un grave accident.

Un extrait de «Touch me not»

Les femmes à l'honneur

«Je suis si heureuse d'être une femme réalisatrice», a-t-elle déclaré en recevant son prix.

Les femmes ont également été à l'honneur à l'écran, comme dans «Las Herederas» de Marcelo Martinessi, un premier film du Paraguay faisant le tableau d'une femme s'émancipant sur le tard (Ana Brun sacré meilleure actrice) et d'où les hommes sont quasiment absents.

L'actrice a dédié son film aux «femmes» dans son pays qui sont «des combattantes». Le réalisateur a quant à lui reçu le prix Alfred Bauer, à la mémoire du fondateur du festival.

Le cinéma latino a encore été à l'honneur avec «Museo» du Mexicain Alonso Ruizpalacios (meilleur scénario), avec Gael Garcia Bernal, sur le vol d'oeuvres au musée anthropologique de Mexico en 1985 par un duo de pieds nickelés.

Anderson récompensé

Avec son film d'animation «L'île aux chiens», Wes Anderson s'est vu décerner l'Ours du meilleur réalisateur.

C'est l'acteur Bill Murray, une des voix du film, qui est allé chercher le prix.

«Je n'aurais jamais cru qu'en jouant un chien, je repartirais avec un ours», a-t-il plaisanté, face à un public acquis. Présenté en ouverture de la Berlinale, «L'île aux chiens» était un des favoris, avec «U-22 juillet», une reconstitution controversée de la tuerie d'Utoya en 2011 en Norvège, finalement repartie bredouille.

Enfin, le jeune Anthony Bajon a été sacré meilleur acteur pour «La prière» du Français Cédric Kahn, sur d'anciens toxicomanes en quête de rédemption.

La bande-annonce de «L'île aux chiens»

«On riposte»

Face aux révélations sur le sort des femmes dans l'industrie du cinéma, le premier grand festival de l'année en Europe est apparu comme «un forum» avec pour ambition de donner une «impulsion».

Un certain nombre d'initiatives ont vu le jour parmi lesquelles la campagne «Speak Up!» pour combattre le harcèlement sexuel dans le cinéma en Europe et dans les autres grands festivals.

«Je crois que cette semaine (de festival) l'a aussi montré par les films présentés, réalisés par des femmes formidables et sur des femmes formidables, qui sont un peu différentes. On riposte et je pense que c'est très bien comme cela», a résumé samedi soir le directeur de la Berlinale, Dieter Kosslick.

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.