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«Papicha» résiste tant bien que mal en Algérie

La documentariste Mounia Meddour suit sa génération rebelle aux diktats religieux.

DR

Alors que Mounia Meddour s’était bardée de toutes les autorisations de filmage nécessaires, son «Papicha» n’a pu être projeté en Algérie. A contrario, c’est la meilleure publicité que les autorités pouvaient donner à une libre entreprise militante. Ainsi, après les ovations remportées au dernier Festival de Cannes, l’Académie des oscars a pris ce manifeste dans la catégorie meilleur film étranger. La documentariste y évoque sa propre génération dans les années 1990, lors des violentes manifestations de la «décennie noire» qui opposèrent le régime de Bouteflika à diverses formations islamistes. Alors que dans la rue patrouillent des femmes en hidjab qui menacent les filles qui ne se voilent pas, des universitaires émancipées, ces «Papicha» fashionistas qui veulent «juste du fun», montent un défilé de mode. Prévisible sans doute, cette chronique possède pourtant un tonus qui force la sympathie.

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Chronique (Alg., 105’, 12/14) Cote: **

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