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La pédophilie religieuse au cinéma

Retour en images sur trois films qui parlent avec sensibilité des sévices sexuels sur des enfants.

Extrait du film «La mauvaise éducation» de Pedro Almodóvar.
Extrait du film «La mauvaise éducation» de Pedro Almodóvar.
DR

Les cinéastes, notamment britanniques, n’ont pas manqué de dénoncer les sévices infligés aux enfants par l’establishment religieux ou autre. Ainsi du réalisateur Lindsay Anderson, leader des «Angry Young Men», qui avec «If» en 1968, filme les collégiens brutalisés par leurs professeurs, ecclésiastiques ou non. La décennie suivante, Stephen Frears mène le même combat contre l’hypocrisie. Voir encore l’Américain Gregory Hoblit qui brouille les pistes avec maestria dans «Peur primale» en 1996, ou un cardinal pédophile trompe-l’œil avec une perversité scénaristique totale. Ce type d’allusions pullulent sur grand écran mais peu de films néanmoins ont pris la pédophilie exercée par des prêtres comme thème central.

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«La mauvaise éducation», 2004

À travers deux garçonnets qui ont grandi ensemble dans une école religieuse et y ont subi les mauvais traitements du père Manolo, le réalisateur Pedro Almodóvar évoque avec une infinie délicatesse sa propre expérience et livre un de ses films les plus personnels. Les flash-back, pervertis de tristesse furieuse et tendre nostalgie mais relatés en images allusives, en disent long sur l’ambiguïté relationnelle née de ces premiers émois amoureux.

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«Doute», 2008

Dans une atmosphère de paranoïa, sœur Aloysius, très rigide directrice d’une école catholique à New York en 1964, soupçonne le père Brendan de sympathiser un peu trop avec un de ses élèves, très séduisant champion de basket afro-américain. Au débat moral se substitue une lutte de pouvoirs entre deux tempéraments explosifs, la patronne guindée et le prof en vogue. Les acteurs, Meryl Streep et Philip Seymour Hoffman, se subliment face à des comédiens alors inconnus, Amy Adams et Viola Davis.

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«Spotlight», 2015

Primé dans les festivals du monde entier, basé sur des faits authentiques, cette chronique de l’enquête menée par des journalistes incorruptibles du Boston Globe prend la même structure que «Les hommes du président» dans les années 70. Le travail de ces superhéros du journalisme, récompensé par le Prix Pulitzer en 2003, produit un film de… superhéros. Comme dans «Grâce à Dieu», le but ici, consiste à démontrer que les hautes instances de l’Église ont étouffé par la corruption et les menaces la condamnation d’un prêtre pédophile.

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