Passer au contenu principal

Peter Greenaway sacré maestro par Visions du Réel

Le Festival a décerné son prix «Maître du Réel» au cinéaste anglais. Rencontre avec ce créateur de «peintures avec bande-son»

Peter Greenaway, cinéaste anglais mais baroque. «Je viens d'une île froide et pluvieuse appelée Grande-Bretagne, je pense que les Italiens sont ceux qui me comprennent le mieux car il savent ce qu'est le baroque.»
Peter Greenaway, cinéaste anglais mais baroque. «Je viens d'une île froide et pluvieuse appelée Grande-Bretagne, je pense que les Italiens sont ceux qui me comprennent le mieux car il savent ce qu'est le baroque.»
Oscar Gonzalez/NurPhoto/Corbis

Dans son dernier film, Que viva Eisenstein!, Peter Greenaway imagine le fameux cinéaste russe déclinant l’offre de ses collègues d’aller filmer les inondations qui font rage au Mexique, pays où il s’est temporairement installé. «Le réel ne m’intéresse pas», rétorque-t-il. Et l’Anglais abonde, hier, depuis son hôtel nyonnais, au moment de recevoir le prix «Maître du Réel» de Visions du Réel. «Non. Dieu s’est déjà occupé de la chose, pourquoi devrais-je essayer de le copier?» poursuit le Britannique, en maître, surtout, de la repartie ironique.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.