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Un piège terrible se referme sur Manhattan

Dans «Manhattan Lockdown», la police bloque l’accès à l’île pour coincer des tueurs.

Les meilleurs polars sont souvent les plus carrés, les plus directs, les plus basiques. Dans «Manhattan Lockdown», traduction curieuse mais compréhensible de «21 Bridges», deux criminels minables sont surpris par une brigade en train de faire main basse sur un stock d’héroïne. Une fusillade éclate entre les deux groupes au terme de laquelle tous les flics sont abattus. S’ensuit une implacable chasse à l’homme dans Manhattan et surtout l’ordre de bloquer tous les ponts – il y en a 21 – qui y conduisent. Voilà pour le décor, le contexte et l’intrigue, qui joue ensuite sur une série de retournements.

Brian Kirk, réalisateur de ce polar des plus efficaces (il avait jusqu’alors surtout mis en scène des épisodes de séries, dont trois pour «Game of Thrones»), paraît se faire plaisir avec un style à la fois explosif et tendu, sec, métallique. D’un film a priori plutôt violent, au cours duquel les cadavres s’amoncellent et les affrontements se succèdent, il parvient à maintenir une sorte de premier degré constant qui finit par faire totalement sens dans ce projet. Chadwick Boseman, qu’on a connu moins inspiré, est pour une fois très à l’aise dans un rôle survolté qui ne s’embarrasse il est vrai guère de psychologie. Mais le plaisir qu’il prend à jouer vaut bien celui que le spectateur ressent au visionnement d’un produit qui remplit en tout point son contrat. Tout cela est impeccablement distrayant.

«Manhattan Lockdown»

Thriller États-Unis 110’ Cote: **

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