Passer au contenu principal

«Le prince oublié», un conte en mode mineur

Omar Sy raconte chaque soir à sa fille une histoire différente pour qu’elle s’endorme.

Omar Sy dans son monde imaginaire.
Omar Sy dans son monde imaginaire.
DR

Dans «Les 1001 nuits», Shéhérazade raconte chaque nuit une histoire au sultan pour ne pas mourir. Ce procédé narratif itératif, qui pourrait se reproduire à l’infini, est également à l’œuvre dans «Le prince oublié», huitième film de Michel Hazanavicius. Djibi, un père célibataire, raconte chaque soir à Sofia, sa fille de 8 ans, une histoire pour qu’elle s’endorme.

Il s’y met en scène dans un monde parallèle dans lequel le film se projette à son tour. Jusqu’au jour où Sofia grandit et ne perçoit plus son père comme son seul héros. Nous sommes ici dans le b.a.-ba du récit initiatique mâtiné de conte pour enfants. Omar Sy tente de composer un prince de carton-pâte confronté à des méchants en toc (François Damiens), le tout assaisonné d’une morale gentillette qui fait pencher ce «Prince oublié» vers le film pour enfants dans tout ce qu’il a de plus conventionnel.

C’est franchement l’un des films les moins mémorables de l’auteur de «The Artist», qu’on a connu plus inspiré. Il faut dire que l’art du conte n’est pas donné à tout le monde et qu’imaginer des décors colorés avec des personnages singuliers au milieu ne suffit pas. Omar Sy reste dans sa zone de confort, joue de son charisme naturel, sans faire d’effort particulier. Pour compléter le casting, personne ne sera surpris de la présence rayonnante de Bérénice Bejo, compagne du cinéaste.

Pour enfants (FR, 101’, 8/10). Cote: *

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.