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«Seuls ensemble» grave la vie au-delà des âges et des races

Sonia Zoran et Thomas Wüthrich ont filmé une aventure fusionnelle dans un EMS à Lutry. Créatif.

La bande annonce du documentaire tourné à Lutry.

En 2015, les dirigeants de l’EMS Le Marronnier décident de marquer la fin des rénovations par l’acquisition d’une œuvre d’art. Contacté, le peintre François Burland propose d’en créer une sur place, avec une équipe de jeunes migrants non accompagnés, sous le regard des résidents. «Seuls ensemble» raconte cette expérience insolite qui, le temps d’un été, a soudé les êtres au-delà de toute considération de races ou de générations.

En François Burland, créateur atypique, les réalisateurs Sonia Zoran et Thomas Wüthrich trouve un passeur d’exception. «Nous avons compris, que notre film choral ne se ferait pas dans des mouvements contraires mais au croisement de destinées.» Au départ, avoue l’artiste, cette «oasis de 3 mois» ne manquait pas d’effrayer. «D’un côté, des «gamins» de 18 ans, la peur au ventre, même avec un permis, ils ont peur d’être renvoyés, qui doivent trouver un foyer et un apprentissage, qui ont tout vécu et sont si fragiles.»

De l’autre, des personnes âgées qui sont en train de tout perdre. Mais dans l’accomplissement lent, «chamanique» de la gravure, la fusion opère. Un lien se crée dans les points même de rupture, à la jonction des différences. «Au Marronnier, explique encore Burland, il y a eu des moments magnifiques. Des instants. Ces anciens qui partent vers la mort et ces jeunes qui ont fui pour aller vers la vie.» Le personnel y est composé d’étrangers à 50%. De quoi forger d’autres passerelles inspirantes.

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