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«Je ne suis pas une sorcière», conte vaudou

Cinéaste cosmopolite, la Zambienne Rungano Nyoni confronte d’ancestrales croyances à la modernité.

À 35 ans, Rungano Nyoni revient sur sa terre originelle, après avoir grandi au Pays de Galles et s’être ancrée au Portugal. En Zambie, la jeune femme suit des camps de sorcières peuplés de femmes âgées accusées par leurs familles de jeter des sorts. Mais son film, proche du documentaire, s’attache à une toute jeune héroïne, Shula.

Si la gamine, 9 ans, n’obéit pas à la monarque locale, elle se transformera en chèvre. Elle se passe donc littéralement la corde autour du cou, ruban qui la relie à une énorme bobine de bois. Rien que cet artifice fournit à la réalisatrice l’occasion de tableaux soignés, poussant d’ailleurs à une abstraction qui souligne le conte esthétisant, plutôt qu’un manifeste sur l’exploitation de croyances archaïques. D’où sans doute le charme hybride de Je ne suis pas une sorcière, acclamé au Festival de Cannes.

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