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«SOS Fantômes», l'héritage

Le «slime», cette glu spectrale, colle encore aux pieds des comiques américains. Phénomène visqueux.

Dring-dring Après deux Ghostbusters signés Ivan Reitman (1984 et 1989), Paul Feig et ses comparses revisitent New York hantée par les fantômes.
Dring-dring Après deux Ghostbusters signés Ivan Reitman (1984 et 1989), Paul Feig et ses comparses revisitent New York hantée par les fantômes.

Avant même sa sortie sur les écrans, le nouveau SOS Fantômes se voit massacré sur la Toile par de violents ectoplasmes. Les chasseurs de slime, cette matière visqueuse signalant une présence démoniaque, sont taxés de racisme car leur seule collègue afro-américaine bosse comme employée du métro face à des scientifiques blanches cervelées. Les effectifs masculins ayant mué en gang de battantes féroces, un lourd soupçon de guérilla féministe plane encore sur la réalisation de Paul Feig. Ce relent idéologique s’aggrave, hurlent les internautes, par la présence émasculée d’un Ken parmi ces Barbie. Restons sérieux. Le bellâtre engagé par ces dames pour répondre au téléphone ne porte même pas de tablier façon Cage aux folles . Pire, le beau gosse aux pectoraux aussi gonflés que le brushing des blondes pin-up d’antan ne sert que du mauvais café. Qu’il soit incarné par Chris Hems­worth, l’acteur qui porta le supermarteau de Thor, n’arrange rien.

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