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Trois trucs à savoir sur Cassel et Duris dans «Fleuve noir»

Face à face d’acteurs dans le film noir d’Érick Zonca. Une surenchère de talents qui vire à la caricature.

1) Un duel d’acteurs générationnels

Romain Duris, 44 ans, et Vincent Cassel, 51 ans, se sont croisés dans «Dobermann», thriller au gore outré, de Jan Kounen. Les «belles gueules» incarnaient alors la nouvelle génération punchy. Vingt ans après, inspiré par Jean-Pierre Melville, Érick Zonca les oppose dans un film noir vénéneux mais oublie de les diriger. Le choc entre le flic teigneux et le suspect inquiétant ne produit qu’une surenchère animale et féroce, puis lassante. La caricature guette.

2) De grands seigneurs de l’art dramatique

Vincent Cassel, fils de Jean-Pierre, comédien racé, casse la baraque depuis 1995 et «La haine». Le Parisien émigré au Brésil n’a jamais campé sur son talent, tentant les aventures rock’n’roll, bossant avec les auteurs pointus ou les stars hollywoodiennes, tenant son cap d’artiste libre. Romain Duris, révélé par «L’auberge espagnole», affiche la même rectitude avec discrétion. L’«arnacœur» masque ses mystères avec la félinité d’un danseur.

3) Trop de diableries torpillent cet enfer

Une mère névrosée, un père brutal, un voisin pervers, un flic alcoolo… «Fleuve noir», titre d’une collection de «rompols» mythique, ne craint pas les clichés.

Thriller (Fr., 114’, 16/16). Cote: *

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