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Trois trucs à savoir sur «Dumbo»

Ce vieil enfant terrible de Tim Burton relit le classique de Walt Disney. Et le petit pachyderme s’envole vers des sommets.

La bande annonce du film de Tim Burton

1) C’est l’histoire d’un bébé éléphant

«Dumbo», animation d’une heure en 1941, au budget limité, ne sort qu’en 1947 en France, après un Grand Prix au Festival de Cannes. Contre toute attente, Dumbo devient une créature chérie de la ménagerie Disney, parfaite icône de l’amour maternel, la différence sublimée et d’abnégation.

2) Couinements et barrissements

Malgré la fantaisie de Tim Burton, son «Dumbo» couine avec sagesse, barrit sans anthropomorphisme appuyé. De quoi s’éviter les croassements racistes de corbeaux qui en 1941, étaient comparés à la population afro-américaine.

3. Burton, un rêveur en quête de réalisme

En plus de 50 films, Tim Burton, 61 ans, n’a cessé de chasser des chimères pour les matérialiser au quotidien. «Ce qui m’importe, c’est de transposer des mythes de nos jours en utilisant leur enracinement psychologique comme d’une passerelle.» Comme Flaubert et Bovary, le cinéaste l’affirme sans rire: «Dumbo, c’est moi!» Si Burton avait un peu déçu ces dernières années, Disney n’a pas dompté toutes ses audaces. La mélancolie circassienne de «Big Fish» revient ici, comme la magie des «Freaks», vieux amis du cinéaste, ou les ivresses plus contrôlées d’«Alice au pays des merveilles». Pour suivre, les studios Disney exploitent le filon en déclinant les plus grands contes en prises de vue réelles: «Le Roi Lion» et Beyoncé en juillet, «Aladdin» et Will Smith en mai.

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La critique vidéo de Pascal Gavillet

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