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Trois trucs à savoir sur... «Une intime conviction»

Sous la robe de maître Eric Dupont-Moretti, Olivier Gourmet plaide pour magnifier ce film modeste.

1 Une authenticité quasi totale

Le réalisateur Antoine, qui a suivi le procès et maintes fois étudié, insiste sur sa volonté à restituer les faits dans leur plus totale authenticité. Pour mémoire, Jacques Viguier, en 2009, a été acquitté après avoir été accusé du meurtre de son épouse Suzanne. Le corps ne fut jamais retrouvé. En appel, et c’est ce procès de 2010, qui sert de trame à «Une intime conviction», l’accusé est défendu par maître Eric Dupont-Moretti avec une éloquence démonstrative. Il s’agit cette fois de faire triompher le doute dans l’esprit des jurés. L’originalité par rapport à d’autres films de procès, consiste ici justement à ne pas disculper un présumé coupable mais à accepter de laisser place à une zone d’indécision.

2 Unique concession au cinéma, Nora

Alors que le mimétisme ici, est revendiqué jusque dans le patrononyme et la gestuelle des protagonistesora, le réalisateur admet avoir inventé de toutes pièces le personnage de la jurée Nora (Marina Foïs), dévouée à l’avocat de la défense. Inspirée par le sacerdoce vécu par Emilie, la compagne de Jacques Viguier, le cinéaste voulait saluer «un combat de 9 ans contre l’injustice».

3 Dupont-Moretti, tour de force

Actuellement sur les planches, l’avocat Dupont-Moretti donna une démonstration d’anthologie de l’art de la défense. Acteur né, ce truculent colosse virevolte dans l’imaginaire grâce à la performance éblouissante d’Olivier Gourmet. Adjugé!

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