Passer au contenu principal

Visions du Réel maintient son regard singulier sur le monde

Attentif à la situation sanitaire, le Festival nyonnais annonce un menu fort en Chine pour son édition 2020.

«Il mio corpo» de Michele Pennetta fait partie des (co)productions suisses en course dans la catégorie longs métrages.
«Il mio corpo» de Michele Pennetta fait partie des (co)productions suisses en course dans la catégorie longs métrages.
DR

Dans le marasme de l’épidémie de coronavirus, parier sur l’avenir proche devient toujours plus risqué. Attentif à l’évolution de l’épidémie et solidaire des festivals déjà frappés, Visions du Réel veut croire à ses chances et lève déjà le voile sur une partie de sa programmation 2020.

Toujours aussi affûté dans ses choix, le rendez-vous cinématographique se permet le luxe d’annoncer 28 premières mondiales sur les 31 films de ses deux sections principales, Longs Métrages et la plus expérimentale Burning Lights. «Ce n’est pas dû à une course à l’exclusivité, éclaire Émilie Bujès, directrice artistique de la manifestation. Nos sélections proviennent des inscriptions qui nous sont soumises – 3000 films envoyés pour cette édition. Cela permet au festival de jouer un rôle spécial, sur une base démocratique, et de dénicher des perles parfois réalisées hors des circuits de production habituels, plus tributaires d’intermédiaires, de vendeurs, de distributeurs.»

Cette année, la bonne surprise aura été de constater non seulement une moitié de métrages réalisés par des femmes - la cinéaste Claire Denis y recevra d'ailleurs le titre de Maître du Réel - mais aussi l’émergence de nombreux films chinois, pays souvent peu représenté. «D’habitude, nous sommes déjà heureux si on a un bon film chinois à montrer.» La mise se retrouve en l’occurrence septuplée et la Chine se retrouve encore dans d’autres sections comme le démontre le trailer dansant de la manifestation et son extrait de «A Thousand-Year Stage» de Daphne Xu.¨

D’autres nations sont également mises en évidence comme le Mexique ou l’Iran, avec des films où Visions du Réel joue aussi un rôle face à la censure qui peut régner dans certains de ces territoires, ce qu’il fait aussi en invitant la cinéaste brésilienne Petra Costa en butte à la colère du président Bolsonaro.

Émilie Bujès se réjouit aussi du retour en force des productions suisses. Trois d’entre elles se retrouvent dans la compétition des longs métrages, «Amor Fati» de Cláudia Varejão, «Il mio corpo» de Michele Pennetta et «Nemesis» de Thomas Imbach.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.