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Cinquante nuances de noir à la Fondation Gianadda

Soulages était l'artiste préféré de Christa de Carouge. Le noir leur va si bien.

Peinture 220 × 366, 14 mai 1968. Huile et peinture acrylique sur toile Collection Centre Pompidou, Paris. Musée national d’art moderne.
Peinture 220 × 366, 14 mai 1968. Huile et peinture acrylique sur toile Collection Centre Pompidou, Paris. Musée national d’art moderne.
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Coïncidence? Pierre Soulages expose des toiles dont certaines ont été réalisées avec du goudron. Or le goudron est l'invention d'un Valaisan, un médecin qui en avait marre de soigner les poumons de ses patients contaminés par la poussière du trafic automobile.

Après son bac, Soulages quitte sa ville natale de Rodez pour Paris. Il aurait pu entrer à l’École supérieure des beaux-arts. Il renonce, jugeant l'enseignement rétrograde, et retourne à Rodez. Mobilisé, puis démobilisé, il renoue avec son métier de viticulteur. En 1946, il s'installe à Courbevoie et se consacre entièrement à la peinture. Il brosse des toiles avec du brou de noix. Épaisses bandes noires structurées, verticales et horizontales. Black et d'équerre.

«Toutes mes couleurs se trouvent dans cette pratique du noir», dira Soulages. L'acrylique lui offrira de nouvelles possibilités pour la lumière. Plusieurs toiles récentes exposées à Martigny, où se partagent le dynamisme des stries et les surfaces sereines, retiennent l'attention. Les cimaises ne sont pas endeuillées par la monochromie. «Le noir ne présente pas la tristesse ou la mort, mais la vie», écrit une chroniqueuse. Noir c'est noir, il y a de l'espoir.

Léonard Gianadda s'est offert le plaisir d'exposer le peintre de «l'outrenoir» pour les 40 ans de la fondation, en sachant que l'exposition ne connaîtrait pas le succès populaire de celles de Cézanne, Bonnard ou Van Gogh.

Carouge rend hommage à Christa

Christa, la styliste, déclarait qu'on a vraiment la lumière dans le noir, qui était sa couleur favorite. Les «outrenoirs» de Soulages la passionnaient. Bien sûr, il était son artiste préféré. Le Musée de Carouge rend actuellement hommage à la styliste, qui a profondément marqué le paysage de la mode helvétique et fait rayonner le nom de Carouge en Suisse et bien au-delà.

Soulages, Fondation Gianadda, jusqu'au 25 novembre.Christa de Carouge, Musée de Carouge, jusqu'au 16 décembre.

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