Thomas Wiesel arrive sur la RTS avec «Mauvaise langue»

TélévisionEpaulé de la nouvelle garde d’humoristes romands, Thomas Wiesel propose une émission inspirée des late night shows à l’américaine.

 Thomas Wiesel a choisi Blaise Bersinger et son humour décalé pour balancer le sien, plus terre à terre, dans la présentation de Mauvaise langue.

Thomas Wiesel a choisi Blaise Bersinger et son humour décalé pour balancer le sien, plus terre à terre, dans la présentation de Mauvaise langue. Image: LAURENT BLEUZE

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Costard ou T-shirt pour habiller l’animateur de Mauvaise langue, la nouvelle émission satirique attendue sur RTS Un dès vendredi 23 février à 22 h 40? À l’heure de fignoler les derniers détails logistiques de cette aventure télévisuelle, Thomas Wiesel garde la tête froide. Depuis que les deux Vincent (Kucholl et Veillon) ont décidé d’arrêter 26 minutes pour fouler les scènes romandes avec leur nouveau spectacle Le fric, la case humour était restée vacante. Pas très longtemps puisque l’humoriste vaudois de 28 ans, épaulé par Blaise Bersinger et entouré de ses potes de la scène du stand-up romand, s’en est emparé pour proposer ce qu’il sait faire de mieux: décortiquer l’actu de son humour cynique sur le modèle des late night shows américains.

Ressentez-vous de la pression d’arriver à l’antenne après les deux Vincent?
La pression, oui, mais celle de venir après les deux Vincent, non. Nous n’avons pas l’ambition de faire aussi bien qu’eux. Nous n’héritons pas de la même tranche horaire, nous n’avons pas les mêmes moyens, ni leur carrière. Le but n’est pas de concurrencer 26 minutes. Notre pression est de faire une bonne émission – on doit préparer quatorze épisodes jusqu’en juin – dont on est content et qui trouve son public. J’apprends vraiment la télévision au fur et à mesure. Je pense que ça va se voir un peu au début (rires).

Ce sera quoi, Mauvaise langue?
Une tentative de faire un late show suisse.

C’est ambitieux…
Je n’ai pas une ambition débordante mais c’est un truc qui me titillait depuis longtemps. J’en avais parlé un jour dans une interview à la radio. Puis on m’a poussé à proposer un projet et je l’ai fait. Je pense qu’il aurait été refusé mais c’est à ce moment-là que les deux Vincent ont annoncé qu’ils allaient faire leurs six mois de scène et tout s’est bien emmanché. Notre but n’est pas de révolutionner le format du late show. Nous sommes tout un groupe de jeunes humoristes avec des aspirations anglo-saxonnes, à l’exception de Blaise Bersinger. L’idée est de prendre un format avec beaucoup d’extraits vidéo, audio, des photos, et de faire des blagues dessus, en l’enrichissant avec des chroniques. Il y aura moins de fiction. Comme les présentateurs américains, je serai assis derrière un bureau à décortiquer l’actualité.

Qui sont vos références?
Les principales sont Jon Stewart (The Daily Show) et John Oliver (Last Week Tonight). Ils ont posé les codes du genre. À la différence que l’on ne fera pas de promo avec des invités. Chaque semaine, on se focalisera sur l’actualité suisse en priorité mais aussi internationale car on est un pays ouvert sur le monde.

Vous vous êtes entouré de tous vos amis du stand-up romand. C’est plus facile de bosser en famille?
Oui. C’est peut-être une solution de facilité. On est déjà tellement dépaysé avec la télévision dont c’est notre première expérience que ça rassure un peu d’être entouré de gens qu’on connaît, avec qui on a l’habitude de bosser et dont je ne doute absolument pas du talent. Il y aura différents chroniqueurs en alternance comme Nathanaël Rochat, Yann Marguet ou Marina Rollman. On a une structure d’émission qui peut changer chaque semaine.


Pourquoi avoir choisi Blaise Bersinger comme binôme?

Nous sommes le yin et le yang. On est très pote, c’est agréable. Mais nous sommes aussi très différents, ce qui est une richesse, à la fois dans notre humour et dans notre façon de travailler. Il est très organisé et il me cadre. J’ai un humour terre à terre souvent premier degré, rentre-dedans et très proche des faits. Le sien est très aérien et plus décalé. Cela nous permet de jouer sur les deux tableaux.

Le fait d’être programmé en deuxième partie de soirée vous permet-il de vous lâcher plus?
C’est ce que nous a dit la RTS mais je ne pense pas qu’on avait besoin de cet encouragement pour l’être. On va être nous-mêmes et pas forcer la vulgarité. Ces discussions de grilles et d’horaires nous dépassent un peu car nous sommes une génération où l’on consomme la télévision à la carte. Par contre nous sommes contents de pouvoir tourner l’émission quelques heures avant sa diffusion, ce qui nous permet de vraiment coller à l’actu et de pouvoir écrire jusqu’au dernier moment.

Que vous ont apporté vos expériences de chroniqueur sur France Inter et sur le plateau de Quotidien?
Je n’ai pas trouvé que c’était des succès retentissants à titre personnel. J’avais de la peine à regarder ce que je faisais. J’étais parfois content de l’écriture, rarement de l’interprétation. Je n’ai pas réussi à me débarrasser de ce côté impressionné. Dans Mauvaise langue, je vais être dans le rôle de l’animateur et c’est tout autre chose. Depuis que j’y travaille je suis encore plus impressionné par des Yann Barthès, Nagui, Vincent Veillon, qui ont cette réelle capacité d’être la glu qui tient le tout ensemble.

Dès ve 23 février. RTS Un (22 h 40) (24 heures)

Créé: 08.02.2018, 11h44

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