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À côté de ses festivals, le Stravinski veut proposer de l’exclusivité

La saison culturelle 2019-2020 mise sur des spectacles uniques. Explications.

Oesch’s die Dritten sera pour la 1re fois à Montreux pour l’ultime date de sa tournée.
Oesch’s die Dritten sera pour la 1re fois à Montreux pour l’ultime date de sa tournée.
DIEGO MORODER

Offrir au public montreusien des spectacles avec un supplément exclusif. Tel est le cheval de bataille de la saison culturelle de Montreux et de son administrateur et programmateur Pierre Smets, qui œuvre depuis quatre ans à proposer quinze rendez-vous par an au Stravinski, entre musique classique, pop ou chanson. Afin de se démarquer des grands lieux culturels de Suisse romande et des trois festivals qu’elle abrite (Montreux Jazz, Comedy et Septembre musical), la mythique salle montreusienne veut cultiver la rareté.

Ainsi Maxime Le Forestier y présentera en primeur suisse son nouveau spectacle (5 mars), le violoniste Renaud Capuçon jouera de grandes musiques de films accompagné de l’orchestre de la HEMU (12 nov), les Corses d’I Muvrini s’entoureront des armaillis solistes de la dernière Fête des Vignerons (1er mars, complet), et les yodleurs Oesch’s die Dritten réserveront - pour l’ouverture des Germanopholies - l’ultime date de leur tournée (8 nov). À l’instar de Jane Birkin, qui s’entourera d’invités surprises et de l’Ensemble Symphonique de Neuchâtel pour jouer une dernière fois son «Gainsbourg Symphonique» (31 mars).

«L’offre culturelle est déjà abondante, le but n’est pas de charger la barque. Alors nous demandons systématiquement aux artistes de proposer un plus à leur spectacle habituel, explique Pierre Smets. Nous voulons marcher sur les pas de Claude Nobs et apporter ce supplément d’âme.» Selon le programmateur, l’historique montreusien est un atout qui fait souvent peser la balance en sa faveur lors des négociations avec l’artiste.

Pour le moment, seuls les spectacles susmentionnés, le ciné-concert de «The Kid» de Charlie Chaplin (17 nov) et le 10e «Tous en Chœur» spécial Goldman (20 et 21 mars) ont été annoncés. Soit 9 rendez-vous sur 15 prévus. «Notre programmation est évolutive afin de pouvoir réagir aux opportunités de dernière minute et de ne pas se figer. Si la saison passée avait été bouclée l’été qui la précède, nous n’aurions pas pu accueillir Pascal Obispo en mars dernier.» Ces annonces au compte-gouttes ne compliquent-elles pas pour autant la communication? Pierre Smets: «Il est vrai que nous repartons de zéro pour chaque spectacle à annoncer. Mais cela nous permet de garder notre public attentif.»

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