[VIDÉO] Alain Berset et l’OFC sont ravis de Courgette

CinémaJeudi à Locarno, les patrons suisses de la culture et du cinéma ont brossé un tableau à succès de l'année en cours.

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Politique fédérale Aux quelques journaux alémaniques qui bruissaient d’une polémique estivale sur la «bonne santé» du cinéma suisse, selon eux surestimée par l’Office fédéral de la culture (OFC), Alain Berset a imposé jeudi à Locarno un «2017, année de succès» qui n’appelait aucun commentaire. Merci à Courgette, le personnage animé de Claude Barras, qui a porté loin le panache du cinéma national, avec «trop de prix pour qu’on les compte», dixit à nouveau le conseiller fédéral.

Jeudi pour leur traditionnelle conférence de presse aux premiers jours de Locarno, les patrons de la culture et du cinéma suisses ont posé un bilan sur l’année écoulée, doublé de perspectives pour celle à venir. Un bon cru, donc, grâce aux cartons critiques et populaires de Ma vie de Courgette (nominé aux Oscars américains, récompensé deux fois aux Césars français et dans de multiplesfestivals) et de L’Ordre divin ( Die Götliche Ordnung ), long métrage de Petra Volpe décrivant la lutte d’un groupe de femmes en Appenzell pour l’obtention du droit de vote, primé à trois reprises au festival du film de Tribeca à New York. «Une stabilité dans le succès» qui pour Alain Berset validerait la stratégie d’aide à la création et de positionnement international prise par les autorités fédérales. Des accords de coproduction avec le Mexique, le Canada et la Chine, à bout touchant, devraient ainsi ouvrir la voie à un développement renforcé envers les pays hors UE. Et concernant l’Union européenne, qui bouta la Suisse hors de son programme MEDIA au lendemain même de la votation du 9 février 2014, «tout est prêt de notre côté pour réintégrer immédiatement ce programme», assure Isabelle Chassot, directrice de l’OFC. L’UE est moins pressée, mais «des décisions pourraient intervenir d’ici la fin de l’année».

Seul hic au tableau: l’OFC a bouclé une vaste étude pointant les grandes disparités entre hommes et femmes dans l’accès aux subsides fédéraux et aux métiers du cinéma. Alors que la composition des comités d’experts fédéraux affiche une parité exemplaire, et que la moitié des diplômés d’écoles de cinéma sont des femmes, on ne retrouve ensuite que 40% de productrices et 30% de réalisatrices, pour des films aux budgets plus bas que leurs collègues masculins et des rémunérations largement inférieures. Le tableau dessiné par la collecte de ces statistiques (période 2013-2017) devrait entraîner un rééquilibrage des subsides fédéraux, vers plus d’égalité de moyens et de traitements des professionnel (le)s suisses du cinéma. (24 heures)

Créé: 03.08.2017, 17h29

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