Passer au contenu principal

Une danse fraternelle enchante le Petit Théâtre

Le chorégraphe Philippe Saire a brodé un spectacle esthétique et poétique.

Dans Hocus Pocus,le chorégraphe Philippe Saire s’est inspiré du «Grand Cahier», d’Agota Kristof.
Dans Hocus Pocus,le chorégraphe Philippe Saire s’est inspiré du «Grand Cahier», d’Agota Kristof.
PHILIPPE PACHE

La danse contemporaine, inaccessible pour les enfants? Hocus Pocus (Abracadabra en anglais)! D’un coup de baguette magique, le chorégraphe Philippe Saire a brodé un spectacle enchanteur au Petit Théâtre (en tournée du 24 au 30 nov. à l’Echandole, à Yverdon, puis les 2 et 3 déc. à l’Oriental-Vevey).

Dans cette partition pour deux danseurs, le chorégraphe réutilise habilement le dispositif de Va­cuum (à revoir le 29 nov. à l’Echandole). Des fragments de corps apparaissent, évanescents, avant de se dérober dans un écrin délimité par deux néons. Déjà l’imaginaire se met en route. Qui sont ces deux personnages qui se dessinent lentement? Ils s’appellent Lucas et Victor. Entre eux se tisse une relation d’amitié fraternelle, entre jeux enfantins, rites d’initiation et soutien mutuel.

La grande réussite du spectacle réside dans ce subtil équilibre entre abstraction et une toile narrative minimale offrant des clés de lecture aux jeunes spectateurs. Ainsi, on se crée tout un monde dans cette scène où Lucas plonge dans les tréfonds océaniques peuplés d’étranges créatures: une sirène aux cheveux d’argent, des méduses déployant leurs fils et ce monstre des mers aux dents acérées, qui gobe le danseur avant de lâcher un rot. Sur la rive, Victor attend, inquiet. Non, on ne vous dévoilera pas la fin!

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.