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Dean Schneider, le Suisse qui affole Instagram en jouant avec son lion

L'ex-banquier zurichois a tout plaqué pour aller vivre en Afrique du Sud. Il utilise le réseau social pour sensibiliser ses followers à la cause animale.

Dean Schneider affiche une complicité touchante avec son lion Dexter, qu'il possède depuis tout petit.
Dean Schneider affiche une complicité touchante avec son lion Dexter, qu'il possède depuis tout petit.
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Le Zurichois rappelle dans cesse que même au contact de l'homme, Dexter reste un animal sauvage.
Le Zurichois rappelle dans cesse que même au contact de l'homme, Dexter reste un animal sauvage.
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Le Zurichois a un contact très spécial avec les animaux.
Le Zurichois a un contact très spécial avec les animaux.
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À force de côtoyer les animaux, Dean Schneider (26 ans) se déplace comme un félin. De passage en Suisse pour structurer son business et surtout le pérenniser, le Zurichois au cœur sud-africain raconte son aventure avec enthousiasme, en faisant toujours très attention à la mission qu’il s’est fixée et qui ne se limite pas à vendre du rêve.

Fan de Steve Irwin

«Comme beaucoup d’enfants, j’étais fasciné par le monde animal, mais rapidement très conscient du cercle de la vie et de sa relative cruauté. Mon idole était Steve Irwin, cet Australien surnommé «le chasseur de crocodiles», qui faisait entrer le monde sauvage dans mon salon de Dübendorf.» Peu à l’aise sur les bancs d’école et pas franchement motivé par une carrière de gardien de zoo, ce fils d’un spécialiste de la finance sait que poursuivre son rêve passe par la construction de bases solides. Ne perdant jamais son objectif de vue, il travaille dur dans un monde bancaire qu’il n’affectionne pourtant pas beaucoup.

Heureusement, il est doué. À 21 ans, il monte sa propre entreprise de planification financière. C’est un succès. Pour récompenser ses employés, il organise deux ans plus tard, en 2016, un voyage en Afrique du Sud et caresse pour la première fois un lion, dans une réserve. «En plus de ma passion, j’ai eu la confirmation que j’avais un contact particulier avec les animaux. J’ai ressenti une énergie folle. Je suis rentré en Suisse des larmes plein les yeux: je venais de goûter à la vie que je voulais mener.»

Financer son rêve

Il se donne moins de deux ans pour y arriver. Il les passe à faire fructifier son entreprise – qui lui permettra, avec l’aide de son père, de financer son rêve – et à faire des allers-retours entre la Suisse et l’Afrique du Sud pour trouver une future propriété à acheter. «Rien n’était facile. Entre les fermes qui élèvent des animaux uniquement pour la chasse et le fait que j’étais étranger, je peinais à exposer mon projet. Mes amis à Zurich ont aussi pensé que ce n’était qu’une phase, que ça allait me passer. Mais j’ai vendu mes voitures de sport et j’ai racheté une de ces fermes de chasse dans la province du Northwest. Elle était en ruine, mais cela ne faisait rien: ma mission de sauvegarde et de défense des animaux était lancée, j’étais heureux.»

Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il décide de partager son aventure sur Instagram (avec le compte @dean.schneider). «Au départ, je voulais juste laisser une trace, mais rapidement je me suis aperçu que ça intéressait des gens partout sur la planète. Et une fois qu’on a capté leur attention, on doit la garder et bien l’utiliser. Je charme mes followers pour mieux les sensibiliser. Je n’ose même pas imaginer l’impact qu’aurait eu Steve Irwin si les réseaux sociaux avaient existé quand il menait ses missions!»

50% de contenu ludique, 50% de contenu éducatif

Son compte décolle quand il accueille ses premiers pensionnaires. D’abord quatre chiots, puis des animaux dont personne ne voulait mais déjà habitués au contact de l’homme, comme le lion Dexter, la hyène Chucky et le singe Chico. «Certaines vidéos sont devenues virales, comme Dex qui court dans mes bras, ou quand je montre aux abonnés l’impressionnante dentition de Chucky. Je poste 50% de contenu ludique, 50% d’éducatif.» La prochaine étape de Dean Schneider sera déterminante: transformer l’attention des quelque 50 000 nouveaux abonnés hebdomadaires et huit heures d’interaction quotidienne. Des rentrées financières régulières qui peuvent inscrire son rêve dans une réalité durable.

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Instagram, terrain de jeu à succès pour ces Vaudois

@bangbangblond -34 200 abonnés

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Des quatre Vaudois interrogés, Alison Liaudat (29 ans) est la seule à vivre de son activité (ndlr: les marques paient ses voyages et pour apparaître sur son compte). «Au début je m’amusais, puis le réseau a connu un boom en 2013. Je me suis mise à poster tous les jours et mon compte a décollé. Je fais ça à plein temps depuis 2015. Je vends du rêve, je surfe sur la vague pendant que c’est possible, mais je sais bien que le business est en train de changer. Il faut se diversifier et je suis très heureuse, par exemple, de pouvoir parler de mon activité dans le cadre de cours pour professionnels de la communication.»

@notanitboy - 11 100 abonnés

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Après une formation dans la mode et le stylisme, David (38 ans) décide de suivre les conseils de son entourage et commence un blog, il y a environ cinq ans, pour partager sa passion. «Cela reste un hobby pour moi, vu que je travaille à 100% dans le marketing à côté. Cela me permet de refuser certains mandats – comme un partenariat avec une marque de cigarettes par exemple – pour rester fidèle à ma ligne, à mes goûts. Maintenant, je ne critique pas du tout ceux qui vivent de cette activité. Pour moi, cela reste un plaisir, même s’il est très prenant puisqu’il faut poster de nouvelles images très fréquemment. Pas de vacances sur Instagram!»

@jah_nita - 14 300 abonnés

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Le compte Instagram de Jah-Nita – qui travaille aussi à 100% dans la communication et tient donc à rester discrète sur son identité – a décollé par hasard. «Comme pas mal de filles, j’ai eu envie de prendre une photo de mon look du jour, raconte-t-elle. Et j’ai trouvé une vieille voiture américaine aux mêmes couleurs que mes baskets. Un coup de bol qui m’a décidée à aller plus loin dans le concept. C’est devenu ma signature.» Les gens accrochent et le magazine branché «Highsnobiety» lui consacre un article. «Ça me donne une autre visibilité et c’est une chouette reconnaissance, parce que la Suisse romande a encore un peu de retard dans notre domaine.»

@ayoubm - 61 500 abonnés

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L’instagrammer lausannois (24 ans) mise autant sur son goût pour la mode et ses envies de mix stylé que sur ses abdos pour plaire à sa communauté. Les filles veulent le rencontrer, les garçons l’imiter? «Ha, ha, c’est un peu ça, rigole-t-il. En fait, mon compte a un peu changé récemment. Avant c’était mode, mode et encore mode. Désormais je mets en avant un style de vie, une philosophie positive. Instagram, c’est bien plus que des photos. Grâce aux vidéos, mes followers ont l’impression que je parle à chacun d’entre eux. Ce sont les interactions qui comptent, pas le nombre froid de followers.»

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