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Debout sur le devant de la scène, mots après maux

En boss du rap fédéral, Stress creuse aux fondamentaux de son art pour mieux se retrouver. Question de survie.

Peut-être que son pseudo l’a finalement rattrapé. Dur à croire venant d’un dur à cuire: depuis vingt ans, Stress a tenu si fermement la barre de sa petite entreprise fondée à Lausanne, devenue autour de sa seule personne un holding national aux multiples ramifications (musique, sape, support pour publicités en tous genres et autres events sous les ors de la nightlife zurichoise), dont rien ne semblait pouvoir contrarier sa course tranquille. Sept albums au sommet des charts helvétiques, neuf Swiss Music Awards en poche, un abonnement aux pages et forums pipole frémissant au tempo de ses up and down amoureux, un autre au registre «politique» quand il s’agissait de frotter son bec à l’UDC et, entre coqs, de se voler bruyamment dans les plumes… Stress avait l’arrogance pugnace que lui permettait son succès fédéral, sa franchise désarmante, son extraction populaire et un bon fond contrastant avec la mauvaise réputation que se coltinait alors le hip-hop, pas encore réhabilité par Stromae auprès du public de Michel Drucker.

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