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Le difficile combat contre le trafic d’antiquités en Suisse

La loi pour lutter contre le trafic de biens culturels a dix ans. Le repérage des objets illicites reste un défi.

Une nouvelle affaire risque d’entacher la place genevoise de l’art. Des objets archéologiques égyptiens ont été saisis aux Ports Francs. Une procédure pénale est en cours. Le canton n’en a pas fini avec ses vieux démons. Et la Suisse, quel rôle joue-t-elle dans le trafic d’antiquités? Les pillages massifs depuis des mois en Syrie et en Irak inquiètent ses autorités. Enquête dans l’univers opaque du commerce des biens culturels.

La petite phrase est passée presque inaperçue lors du colloque organisé le 2 juin à Berne pour marquer les dix ans de la Loi fédérale sur le transfert international des biens culturels (LTBC). Un texte qui permet de lutter contre le trafic d’art. «Plusieurs objets archéologiques égyptiens ont été saisis il y a quelques mois aux Ports Francs de Genève», a glissé l’un des invités, Ali Ahmed Ali, directeur général du Département du rapatriement au Ministère égyptien des antiquités.

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