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L'élégant tisse un lien solide entre pays et générations

Fils de couturier et Vaudois d’adoption, Bruno Grande a séduit Patrick Dempsey avec ses habits «slow fashion».

«Mon père avait toujours le centimètre autour du cou et un morceau de craie dans la poche. Il marquait la ligne parfaite sur le tissu et je m’efforçais tant bien que mal de la suivre avec les ciseaux»
«Mon père avait toujours le centimètre autour du cou et un morceau de craie dans la poche. Il marquait la ligne parfaite sur le tissu et je m’efforçais tant bien que mal de la suivre avec les ciseaux»
Vanessa Cardoso

Il a beau être le patron, on trouve Bruno Grande au sous-sol de la boutique lausannoise de la marque KA/NOA en train de perforer un trou supplémentaire dans une sublime ceinture de cuir pour un client qui l’attend à l’étage. Serviable, disponible, souriant et très loquace, ce grand blond à l’allure plus scandinave que transalpine revient à ses origines au moment de commander le café. Ce sera un ristretto bien serré. «C’est typiquement un Italien du nord et pour ceux qui connaissent les Piémontais, ce sont des gens très discrets, attachants, qui ne ressemblent pas forcément aux Italiens qu’on imagine, portraitise avec affection et admiration son épouse suissesse, Valérie. On plaisante souvent en disant qu’il doit avoir des gènes suisses alémaniques!»

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