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Elie Wiesel donna un visage à la Shoah

L’écrivain juif américain, rescapé des camps, couronné du Prix Nobel de la paix, s’est éteint samedi à l’âge de 87 ans.

Buchenwald, 16 avril 1945. Quelques jours avant leur libération, les prisonniers sont photographiés par l’armée américaine. Elie Wiesel se tient dans le rang du milieu, septième visage depuis la gauche.
Buchenwald, 16 avril 1945. Quelques jours avant leur libération, les prisonniers sont photographiés par l’armée américaine. Elie Wiesel se tient dans le rang du milieu, septième visage depuis la gauche.
AP

Elie Wiesel s’en est allé samedi, à 87 ans. L’écrivain juif américain semble pourtant incrusté dans la mémoire depuis la nuit des temps. Depuis La nuit, plus exactement. Dans ce court et dense roman, composé en 1955, l’apatride né dans les Carpates, en Roumanie, ne trouve de son propre aveu que des mots «maigres, pauvres, pâles» pour témoigner de l’enfer de la déportation.

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