L’espiègle «Dokkaebi» envoûtera l’Octogone

DanseLa chorégraphe d’origine coréenne YoungSoon Cho Jaquet convoque une figure mythologique, vendredi et samedi à Pully.

Le spectacle «Dokkaebi» est une rencontre artistique entre l’Orient et l’Occident.

Le spectacle «Dokkaebi» est une rencontre artistique entre l’Orient et l’Occident. Image: ILKA KRAMER

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Lutin facétieux aux allures de monstre diapré, le Dokkaebi ensorcellera l’Octogone, à Pully, vendredi et samedi. Cette figure des contes et légendes coréennes a inspiré à la chorégraphe YoungSoon Cho Jaquet une partition pour quatre danseurs. Ou plutôt cinq, le dernier étant invisible. Esprit protéiforme, le Dokkaebi possède un pouvoir surnaturel, celui de se métamorphoser et de disparaître grâce à son chapeau. Par leurs mouvements, les quatre interprètes, aidés par des jeux de lumière, donneront vie à l’espiègle gobelin.

En convoquant cet esprit mythologique, YoungSoon Cho Jaquet poursuit un travail scénique amorcé dans sa création Les Animaux (2014). «Sur un plateau, il y a des choses, des sensations qui traversent le corps des danseurs, que l’on ne peut pas expliquer. Dans ce spectacle, le Dokkaebi, invisible, s’exprime à travers le mouvement, et avec malice», expose la chorégraphe d’origine coréenne établie à Lausanne depuis une dizaine d’années, et directrice de la Cie Nuna.

«Sur un plateau, il y a des choses, des sensations qui traversent le corps des danseurs, que l’on ne peut pas expliquer»

Dokkaebi, c’est aussi une rencontre artistique entre l’Orient et l’Occident, entre deux cultures réunies autour d’une partition commune – l’un des leitmotivs du travail de YoungSoon Cho Jaquet. Sur le plateau nu, vêtus de costumes sobres, deux danseurs suisses (Mike Winter et Marc Ooster­hoff) évolueront en compagnie de deux interprètes de l’Odyssey Danse Theater de Singapour (Calvin Goh et Brennan Ashley Kay Jinn). Forte de son parcours entre la Corée du Sud et la Suisse, la chorégraphe de 44 ans, soucieuse de rompre avec l’académisme, décloisonne et confronte les différentes formes et langages de la danse contemporaine. Mais elle prévient: il n’est pas question de lisser les pratiques pour en tirer une partition homogène, mais bien de révéler les singularités de chacun.


Pully, Octogone
Ve 29 et sa 30 sept. (20 h 30)
www.theatre-octogone.ch

Créé: 28.09.2017, 10h05

Articles en relation

Avec du «Fric» et des vedettes, l’Octogone brillera de mille feux

Un théâtre, une saison Les théâtres vaudois lèvent le voile sur leur prochaine saison. Une programmation à découvrir régulièrement dans «24 heures». Plus...

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.