Passer au contenu principal

«Avant tout, il faut que ça fasse peur»

Depuis un mois, Evolène vit au rythme de ses diables et peluches. Sans forcer sur le folklore, l’événement séduit loin pour son authenticité millénaire.

Ebéniste et sculpteur sur bois, Hugo Beytrison dessine et fabrique les masques du carnaval d'Evolène.
Ebéniste et sculpteur sur bois, Hugo Beytrison dessine et fabrique les masques du carnaval d'Evolène.
Chantal Dervey
Ebéniste et sculpteur sur bois, Hugo Beytrison dessine et fabrique les masques du carnaval d'Evolène.
Ebéniste et sculpteur sur bois, Hugo Beytrison dessine et fabrique les masques du carnaval d'Evolène.
Chantal Dervey
Les terrifiantes bestioles débarquent parmi les convives au Grand hôtel Kurhaus, à Arolla.
Les terrifiantes bestioles débarquent parmi les convives au Grand hôtel Kurhaus, à Arolla.
Chantal Dervey
1 / 9

«Un bisou!» Poussé par ses amis hilares vers le monstre aux yeux de braise, le touriste ne force pas la témérité jusqu’à l’accolade. L’odeur, peut-être? Dans un remugle de bête fauve et un tintamarre de tous les diables, les peluches d’Evolène ont surgi quelques minutes plus tôt dans la salle à manger. Ou comment le carnaval, le vrai, celui du chaos et de l’absurde, balaie en un instant l’ordre coutumier du dîneur d’hôtel. Les appareils photo succèdent à la surprise, les convives se mêlent à la ménagerie folle tandis qu’au bar l’un des envahisseurs à tête de taureau fait glisser une rasade de bière sous son masque en bois.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.