Passer au contenu principal

Le Festival DécouvRire sait toujours sur qui miser pour s'amuser

Le rendez-vous d'humour, qui en est à sa 12e édition, a le nez pour dénicher les comiques en devenir.

Thibaud Agoston vient d'être primé dans un festival français. L'humoriste suisse se produira à Saint-Prex samedi 28 septembre.
Thibaud Agoston vient d'être primé dans un festival français. L'humoriste suisse se produira à Saint-Prex samedi 28 septembre.
Georges Cabrera

Quand on jette un œil rétrospectif sur la liste des humoristes qui ont joué sur la scène de DécouvRire (du 26 au 28 septembre à la salle du Vieux-Moulin de Saint-Prex), on se dit que la directrice Francine Rochat n’a pas un goût du risque très prononcé puisqu’ils sont nombreux à être connus et à se produire dans de grandes salles romandes ou parisiennes.

C’est évidemment tout le contraire puisque au moment de leur passage au «petit» festival, les Noman Hosni, Jeanfi Janssens, Laura Laune, Olivia Moore ou plus près de nous Simon Romang, Thomas Wiesel et Sandrine Viglino évoluaient encore dans un cercle très confidentiel avant de crever l’écran.

«Il y a plusieurs étapes dans le parcours d’un humoriste romand, comme passer au Pré-aux-Moines de Cossonay ou à Morges-sous-Rire, ce qui reste une référence. Mais avant cela, lorsqu’on débute, être repéré par DécouvRire apporte la confirmation qu’on est sur le bon chemin», résume Simon Romang, «élève» de la volée 2018 dont le spectacle «Charrette!» triomphe un peu partout depuis.

Une scène importante pour les humoristes

Il faut dire que Francine Rochat met du cœur à l’ouvrage pour tenir ce festival à bout de bras en allant repérer des artistes en devenir en France et en Suisse, comme récemment à Avignon. «J’ai envie de faire partager mes découvertes avec le public et éveiller en lui la curiosité, ce qui est primordial pour la vitalité de la culture. Et cette scène est aussi importante pour les humoristes qui démarrent car ils n’ont pas beaucoup d’opportunités de se produire devant des spectateurs, là où l’on apprend véritablement le métier.»

Cette génération qui s’exprime de plus en plus à travers un écran de téléphone trouve en effet à Saint-Prex l’occasion de passer du virtuel au réel, avec un retour immédiat de l’assistance, ce qui n’a pas de prix. Ainsi, que l’on parle de Didou, Les Desgars, Hassan de Monaco ou Julien Santini, ce n’est pas le «nom» qui doit primer mais l’envie de se faire surprendre par ces talents inconnus dont on prend le pari qu’ils ne le seront plus forcément dans quelques mois. À l’image du jeune Suisse Thibaud Agoston, qui vient de décrocher le Prix du jury du Festival national de Tournon et qui fera défiler ses «portraits piquants» le samedi soir.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.