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Foulant la rue, la sneaker trouve sa place au musée

La chaussure a fait exploser les codes, mélanger les univers artistiques pour s’imposer en objet de collection. Elle s’expose au Mudac à Lausanne.

Dans les rues new-yorkaises des années 80, la jeunesse revendique la culture de la rue, du hip-hop, affichant fièrement ses baskets aux pieds.
Dans les rues new-yorkaises des années 80, la jeunesse revendique la culture de la rue, du hip-hop, affichant fièrement ses baskets aux pieds.
PYMCA/UNIVERSAL IMAGES GROUP

Observez durant cinq minutes les chaussures des passants. Le constat est sans appel: les baskets des villes, qu’on appelle sneakers, ont conquis les pieds des citadins, de Lausanne à New York. Ado, quadra, seniors, chacun à son modèle assortis à son style, qu’il soit sportif, rétro, sport chic ou classique. «Elle dit quelque chose sur la société, sur ses paradoxes, sur la manière dont on consomme, comment on se montre. C’est un bel objet postmoderne», analyse Marco Costantini, conservateur au Musée lausannois de design et d’arts appliqués (Mudac). L’institution lui dédie pour la première fois une exposition dès jeudi 18 septembre. «Sneaker Collab», organisée avec l’association Swisssneaks, présentera une centaine de modèles emblématiques des collaborations entre marques, artistes ou designers, symbole d’hybridation du luxe et du streetwear. L’exposition veut mettre ainsi en lumière le décloisonnement des frontières entre la culture urbaine et celle du sport, et plus largement des classes sociales.

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