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Les Français de «Minuscule» sortent les mandibules

Tous crocs dehors, le studio Futurikon à Paris rivalise avec les géants, l’Américain Pixar ou le Japonais Ghibli.

En 2006, Hélène Giraud et Thomas Szabo lançaient «Minuscule» en 178 micro-épisodes télévisés, une guerre des fourmis relayée sur grand écran en 2013 pour 1,5 million de spectateurs. La suite, après trois ans de tournage, «Les mandibules du bout du monde», prend des allures exotiques, une coccinelle se voyant piégée dans la caisse en partance pour les tropiques. Avec ses vieux potes fourmi et araignée, la bête à bon Dieu plonge dans un conte à la fois écologique, fantastique et moral. Ou tout simplement rigolo. Après un premier épisode qui citait «Le Seigneur des Anneaux», l’aventure oscille entre le militant «Fitzcarraldo» et le drôle «Homme de Rio».

Au-delà, les Français, désormais coproduits par la Chine qui les a sacrés superstars, restent pionniers en matière de documentaire hybride sophistiqué. Même si dès 1996 le producteur Jacques Perrin, avec Claude Nuridsany et Marie Pérennou, enchantait avec «Microcosmos: Le Peuple de l’herbe». Le concept fusionnait la véracité scientifique, le mutisme revendiqué, l’humour anthropomorphique. La saga «Minuscule» creuse le même sillon de rigueur, sauf qu’elle mixe prises de vue réelle et effets spéciaux. En deux ouvrages, «A la loupe» (Ed. Castelmore) et «Les coulisses de Minuscule 2» (Éd. Bragelonne), Julien Dupuy détaille l’entreprise encore artisanale et dans le pur style maison, mêle détails techniques, fiches entomologiques, questions enfantines. Ici, le budget flirte avec «10% de celui d’un film Pixar». Et les réalisateurs Hélène Giraud et Thomas Szabo marquent surtout par leur esprit créatif et partageur. Ainsi de leur joie à avoir rencontré leur idole, Hayao Miyazaki. Le boss des studios Ghibli les saluait à son tour en produisant un court métrage à la gloire d’une… chenille. Savoureux.

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Animation (Fr., 6/6, 85’) Cote: *** Livres «A la loupe» (Ed. Castelmore), 96 p. «Les coulisses de Minuscule 2», 224 p.(Éd. Bragelonne)

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