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Dans les galeries avec Laurent Delaloye

Le choix de la rédaction.

L’espace d’AM privilégie la qualité à la notoriété

Romainmôtier – En osmose avec sa voisine Abbatiale, l’espace dAM est un havre de quiétude et d’indépendance. Les expos sont à ressentir loin de tout stress urbain. L’historien d’art Alberto de Andrés et le claveciniste Patrick Missirlian ont acquis cette ancienne épicerie en 2007, l’ont transformé en lieu d’art en 2011 et ont donné un premier concert en 2013. Une surface intime de 50 m2, dévolue quatre fois l’an à la médiation culturelle, centrée sur le travail d’artistes souvent «hors circuit». À l’instar du sculpteur anglais de Bex, Mervyn Earl (1967) qui, pour une des toutes premières fois, ose affronter l’espace public. Lequel est transformé en déconcertante installation sonore, aux mouvements à peine imperceptibles. Elle apporte une dimension musicale, délicate et aléatoire, propre au lieu. Le chariot central fonctionne comme un orgue surréaliste de lumière, qu’il faut aller chercher à travers une sorte de labyrinthe… mental. Le plaisir de vivre parmi les œuvres est ici une priorité, et la générosité le maître mot puisque l’entier des recettes revient à l’artiste.

Espace dAM, pl. du Bourg 5, sa-di 14 h-18 h > di 7 juillet

Patricia Bucher

Forma L’expo de la Zurichoise (1976) déborde du cadre et sort de l’ordinaire. Architecturalement solide, graphiquement explosive: une installation (é)mouvante, réunissant peintures murales, plexiglas, tapis kilim, dessins à l’aquarelle, encre et pastel à l’huile, pictogrammes ou hiéroglyphes redécoupant l’espace en y créant des liens aux tons chauds. Le pouvoir du détail s’allie à la force de la composition. Toutes les formes s’imbriquent comme un subtil jeu de constructions de lumières et de couleurs. Une expo macro à déguster en micros saynètes.

Lausanne, Côtes-de-Montbenon 3, me-sa 13 h 30-18 h ou sur rdv > sa 13 juillet

Leo Fabrizio

Davel 14 - Ce n’est pas tous les jours qu’il est permis de se poser devant les images savamment documentées du Lausannois (1976). L’artiste bouge beaucoup, prend le temps d’ausculter les architectures et les angles insolites des paysages urbains, qu’il investit intimement avant de les offrir à notre curiosité ou à l’intérieur d’une édition de luxe, comme c’est le cas ici. Un «Bestiaire» à ausculter sans faute, d’autant qu’il ne lui reste que peu d’heures pour se faire apprécier. Ce nouveau travail, sorte de relecture de nos mythologies, a pris 10 ans à se constituer. Le photographe apprécie ce long temps à confronter son œil à de l’inexploré, de le dénicher dans des recoins de métropoles aussi fréquentées qu’Athènes ou Alger! Cette approche quasi scientifique met en exergue les strates d’une civilisation et conjugue leur passé et leur présent au futur.

Cully, r. Davel 14, ma-sa 15 h-18 h ou sur rdv > sa 22 juin

Mirko Baselgia

Galerie Heinzer Reszler – On se croirait au milieu d’une collective tant la diversité des techniques, des styles, des supports et (en apparence) des sujets est vaste. Et pourtant, elles sont le résultat des pérégrinations mentales et des voyages proches et lointains d’une seule et même personne. Pour sa 3e expo, bien différente des précédentes, le résident des Grisons (1982) nous rappelle que «Les étoiles ne sont pas seules». Ces constellations d’épures, relatant le cycle de la vie, nous incitent à trouver des repères, nous rappellent que nous sommes fragiles et de passage pour l’éternité. Penser dessein à travers le dessin, quel destin!

Lausanne, r. Côtes-de-Montbenon 3, je-sa 14 h-18 h > sa 24 août

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