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Gil Roman a trouvé la danse pour canaliser son énergie

Le directeur du Ballet Béjart porte une œuvre magistrale de son maître à la patinoire de Malley.

Même si on est chez lui, dans son bureau dépouillé du chemin du Presbytère, à Lausanne, Gil Roman est toujours un peu craintif au moment de parler de lui. En plus, le directeur artistique du Béjart Ballet Lausanne, malgré sa formidable énergie, montre quelques signes de fatigue en cette fin de saison qui se conclura dans une dizaine de jours par un sacré défi: 250 artistes à la patinoire de Malley pour remonter la IXe Symphonie créée par Maurice Béjart, 25'000 spectateurs pour les cinq soirées à guichets fermés. «Ce qui m’inquiète un peu, c’est que les danseurs du Tokyo Ballet avec qui nous avons déjà dansé cette œuvre à Tokyo en novembre n’arriveront que deux jours avant la première.» Un souci de plus pour ce perfectionniste, qui se définit lui-même comme un «éternel anxieux».

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