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Holy Groove réveille le démon dansant des 90s

Ce week-end, Lausanne se déhanche aux sons funk et soul des années 90

Il doit probablement tenir le record de litres de transpiration écoulés en un week-end à Lausanne. Ou bien est-ce celui des déhanchés les plus balancés? Depuis sept ans, le Holy Groove façonne son sanctuaire à la gloire des saintes basses qui claquent, des harmonies contagieuses et des rythmes syncopés. Jusqu’à samedi, le festival réveille en instruments et en platines les démons de la danse les plus goulus de la décennie nineties dans les clubs lausannois, après avoir projeté hier soir au Zinéma le film «Young Soul Rebels» d’Isaac Julien qui dresse le portrait du mouvement des soul boys à Londres.

Si l’on se souvient d’avantage de leurs trouvailles grunge et punk ou – à l’opposé – d’une pop kitsch flirtant lascivement avec le RnB, les années 90 ont aussi eu leur lot de pépites groove qui ont marqué la soul et la funk au fer rouge. À commencer par le chanteur britannique Omar Lye-Fook, considéré par beaucoup comme l’un des pionniers de la nu-soul, dont la voix singulière et l’album phare «There’s Nothing Like This» ont inspiré D’Angelo ou Erykah Badu. Ce jeudi au Bourg de Lausanne, l’artiste s’accompagne des machines electro jazz de Mark de Clive-Lowe, petit génie touche-à-tout du beatmaking. Une alliance forcément incandescente. Le duo sera précédé des quatre Romands de Kuma, qui ont, quant à eux, pour habitude d’enflammer les caveaux du Cully Jazz en remuant les beats hip-hop et electro.

Au Bourg toujours, les beats du vendredi seront acides: Mother Earth a beau avoir fait ses armes en même temps que Jamiroquai sur le label Acid Jazz, force est de constater que le groupe londonien n’a pas rencontré le même succès. Il faut dire que son activité aura duré moins de cinq ans, avant séparation en 1997. Deux décennies plus tard, le chanteur guitariste Matt Deighton, seul rescapé, s’entoure de ses anciens copains tout aussi acid et jazz des groupes Galliano et The Brand New Heavies, dont l’ancien guitariste devenu DJ Lascelle Gordon animera lui aussi la soirée. Un come-back funk rock inespéré que ne contredira pas Beat Bronco Organ Trio, qui astique les années 60 à la pédale wah-wah et à l’orgue Hammond.

Samedi, Holy Groove se déplace au Romandie avec le concert afro-funk tout en cuivres de Gyedu Blay Ambolley, dit le James Brown du Ghana, dont le saxophone frappe les percussions latines. Sonorités d’Afrique de l’Ouest toujours, mais venues de Norvège cette fois avec Flammer Dance Band en première partie. Si avec ce menu copieux votre démanché reste de marbre, on ne peut plus rien pour vous.

Lausanne, Romandie et Bourg Jusqu’au sam 5 oct. www.holygroove.ch

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