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L’impro règne en maîtresse à Dorigny

Le Festival d’impro de la Grange a offert un tremplin à une poignée d’artistes du cru. Sa 7e édition, riche, se déroule de jeudi à dimanche.

«Je voulais juste venger mon père et ensuite les choses se sont compliquées» revisite Shakespeare.
«Je voulais juste venger mon père et ensuite les choses se sont compliquées» revisite Shakespeare.
MATTHEW FRANKLIN

Le théâtre improvisé a l’art de titiller nos zygomatiques dans un esprit de légèreté et de joyeuse marrade. Mais pas seulement. Dictée par des règles et contraintes rigoureuses, l’improvisation a permis à de nombreux comédiens (on citera Blaise Bersinger et Alain Borek) d’aiguiser leurs armes dans ces spectacles faisant la part belle à l’imprévu, à l’imaginaire et, surtout, à l’écoute. Depuis sept ans, La Grange de Dorigny invite les as de la discipline à dégainer leur attirail comique. Mais aussi à affiner leurs talents scéniques. Rendez-vous dès ce jeudi et jusqu’à dimanche pour une nouvelle cuvée qui s’annonce des plus savoureuses.

Ouverture des hostilités jeudi avec la Cie Slalom qui, après avoir revisité le répertoire de Jean-Baptiste Poquelin sous toutes ses coutures dans «Le Molière improvisé», s’attaque à un autre monument du théâtre classique: Shakespeare. Clin d’œil amusé à «Hamlet», «Je voulais juste venger mon père et ensuite les choses se sont compliquées» rejoue les grands drames, hautes trahisons et passions ardentes irriguant les chefs-d’œuvre du grand Will. Le spectacle se tisse peu à peu, ménageant le suspense et suivant les choix du public.

Féérie pour tous les âges

Vendredi, la Cie Dobromir nous invitera à découvrir les œuvres de Marco Manzatto, de Scott Waddle ou encore d’Isis Kepper. Inconnus au bataillon? Normal, ils n’existent pas. Sur scène, les improvisateurs donneront naissance à des figures littéraires qu’ils imagineront au fil du spectacle «Les auteurs qui n’existent pas: une rétrospective». Absurde et truculent.

Qui a dit que l’impro était réservée aux adultes? Samedi, l’univers des fables s’invitera à La Grange dans une féérie tout public (dès 5 ans) brodée par Christian Baumann – à la fois conteur, chanteur et improvisateur – avec la complicité du musicien Jérôme Delaloye. Le mantra de leurs «Contes spontanés»? Que «le public reparte en ayant rêvé, beaucoup ri, passé par toutes les couleurs des émotions».

Héros et Fête des voisins

Samedi toujours, la Cie EUX inventera de toutes pièces la vie – ou du moins une partie – du héros du soir. La formule de «Bio» est simple mais diablement efficace: les trois comédiens parisiens s’inspirent des codes du cinéma pour créer un héros anonyme à partir des suggestions des spectateurs.

En guise de dessert, dimanche, les planches de La Grange accueilleront les participants du stage (déjà complet) animé par Laurent Mazé dans le cadre du festival. Les comédiens improvisés improviseront une étrange Fête des voisins dans l’énigmatique «Suburbia, l’enfer c’est mon voisin».

Enfin, l’impro se fera nomade à Dorigny grâce à un trio d’artistes qui, chaque soir, entraînera le public sur un lieu du campus qu’ils ne connaissent pas. Leur imagination fera le reste.

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