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Incontournable, Milan attise la soif des jeunes designers

C’est au salon international du meuble que les jeunes diplômés de l’ECAL peuvent se vendre. Aperçu

Maxime Augay, Nadine Fumiko Schaub et Yasunori Morinaga.
Maxime Augay, Nadine Fumiko Schaub et Yasunori Morinaga.
EUNUK NAM / STUDIO XYZ / JOHANNES BAUER

Armés de leurs blocs-notes et de leurs téléphones portables pour prendre les photos, les visiteurs de la galerie de l’Espace Ventura Future Loft, nichée dans une arrière-cour du centre-ville milanais, affichent des airs très concentrés. Sont-ils de simples curieux, des représentants de marques de design ou des journalistes spécialisés? Tout est possible. Pour chacun d’entre eux, Nadine Fumiko Schaub, Maxime Augay ou encore Yasunori Morinaga apportent la même attention et passion dans les explications qu’ils donnent sur les objets exposés au centre de cette grande salle lumineuse.

Pendant la foire internationale du meuble de Milan, tous les publics se mélangent, observent et se retrouvent autour d’un même axe: le design au sens large, l’ameublement et les nouvelles tendances. Il existe bien d’autres foires de ce type, telles Cologne, Frankfort ou Tokyo, mais Milan reste numéro un, l’événement à ne pas manquer pour ces jeunes diplômés de l’ECAL. Si le cœur de la foire est situé à l’extérieur de la ville – en 2017, plus de 2000 exposants de 165 pays ont attiré quelque 350'000 visiteurs en six jours – le centre fourmille d’espaces d’exposition à l’image de celui trouvé grâce à leur réseau par ces jeunes designers.

«Il suffit de rencontrer la bonne personne, celle qui sera intéressée par mes projets, explique Nadine Fumiko Schaub, Suissesse et Japonaise diplômée en design industriel et assistante à temps partiel au sein de l’institution vaudoise. Je ne vise pas la quantité, mais la qualité de ces rencontres.» Avec le même but que tous ses camarades de l’ECAL: trouver une marque intéressée à commercialiser leurs objets. Et comme à plusieurs on est plus fort, ces anciens élèves se sont réunis à sept pour organiser leur première exposition. «Instant Collective» réunit leurs créations, principalement des travaux de diplôme, liées aux objets du quotidien. À l’heure d’accueillir les premiers visiteurs mardi après-midi, tous les petits tracas organisationnels de la mise en place sont derrière eux. «Je viens d’avoir mon assurance au bout du fil pour régler le remboursement de la vitre que j’ai cassée accidentellement dans la galerie», sourit Yasunori Morinaga, Japonais diplômé en design de produit. «J’ai déjà montré mon travail à Dubaï et à Tokyo. À chaque fois, je construis un peu plus la manière de le mettre en avant. Je suis de nature timide et je réalise combien c’est important d’avoir un concept très clair pour justifier pourquoi mon produit devrait être commercialisé.»

S’ils ont tous bénéficié des conseils de designers renommés pendant leur formation, se lancer dans l’arène professionnelle reste un défi personnel… et financier. «Et la mauvaise surprise a été un budget à la hausse», reconnaît Maxime Augay, Français diplômé en design de produit, qui a déboursé comme ses amis quelque 1000 euros pour cette aventure milanaise. «Cela vaut le coup malgré tout. Le fait de s’être mis à plusieurs est très stimulant.» Car la structure permet à chacun d’alterner présence à la galerie et balade dans les autres lieux de Milan. «J’ai déjà sélectionné les marques où je vais aller donner mes cartes de visite et profiter de revoir mes anciens amis de volée, tous étrangers, mais tous présents pendant la foire», se réjouit Nadine Fumiko Schaub.

Milan, Via Donatello 36 Jusqu’au di 22 avril instant-collective.ch

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Maxime Augay

Le Français présente à Milan son projet de diplôme de master, soit une hotte de cuisine portative, qui s’adapte aux cuisines les plus restreintes.

Nadine Fumiko Schaub

La Suissesse et Japonaise, assistante à l’ECAL, a créé avec deux amis le Studio XYZ. Parmi ses créations, elle propose une collection d’accessoires de nettoyage.

Yasunori Morinaga

Le Japonais a créé pendant sa formation une chaise inspirée des travaux d’un neuroscientifique. Sa forme doit stimuler le centre émotionnel du cerveau pour libérer plus de créativité et d’énergie.

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