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La «IXe Symphonie» de Béjart racontée comme un hymne à l'espoir

Dans les pas du BBL au moment il ressuscitait la mythique chorégraphie, Arantxa Aguirre raconte sa vie, son œuvre, la vie…

Le documentaire «Dancing Beethoven» d'Arantxa Aguirre autour du Béjart Ballet Lausanne prolonge la magie de la «IXe Symphonie» vue à Lausanne en 2014.
Le documentaire «Dancing Beethoven» d'Arantxa Aguirre autour du Béjart Ballet Lausanne prolonge la magie de la «IXe Symphonie» vue à Lausanne en 2014.
DANCING BEETHOVEN

Il est question de joie, de fraternité, d’unité, d’idéal… d’une chorégraphie magistrale dont la magie est désormais prolongée par nonante-trois minutes en immersion dans le monde de Béjart, de son esprit et de ses vibrations.

Signé Arantxa Aguirre et présenté en avant-première demain soir au Capitole avant sa sortie en salles le 1er février, Dancing Beethoven vit au rythme des confidences et du dépassement de soi au moment où Gil Roman et sa compagnie se lancent dans cette grande aventure artistique et humaine de la IXe Symphonie, créée en 1965 et applaudie par plus de 75'000 personnes depuis sa reprise en 2014 à Tokyo et à Lausanne.

«Aller vers l’humanité»

Sur scène tout avait commencé à Bruxelles avec cette énergie des créateurs qui visent l’élévation, la leur et celle des autres. A l’écran, l’ardeur est toujours là, identique, passionnée, quand les premières notes planent au-dessus de Lausanne. «C’est une manière d’aller vers l’humanité, esquisse Gil Roman face caméra. Les gens se rétrécissent, le monde se rétrécit donc les grandes idées, les grands spectacles sont des choses qui élèvent.» La réalisatrice espagnole, ancienne assistante de Pedro Almodóvar ou de Carlos Saura, fait corps avec sa caméra.

«L’art en tant que force constructive, dans un monde jalonné de folie, nous donne malgré tout une raison d’espérer»

«L’idée de construction soutient ce film, écrit-elle. L’art en tant que force constructive, dans un monde jalonné de folie, nous donne malgré tout une raison d’espérer, c’est ce que j’ai souhaité avec Dancing Beethoven: que ce soit un film sur l’espoir.» Il l’est et plus encore… en se laissant guider par la grâce assumée comme un choix de vie. Il y a le bonheur d’être retenu pour un rôle, l’acceptation d’en être détourné par une nouvelle vie qui va naître. Il y a l’abnégation, la passion, la communion. Les récits individuels se tressent, les subjectivités s’affirment avant de se compléter dans une formidable envie de vivre ensemble, de s’élever et de poursuivre un même objectif. Avec la compréhension d’une œuvre magistrale comme fil rouge, la danse comme tempo et l’existence comme couleur, c’est cette tension à la fois universelle et personnelle, historique et intemporelle, qui mène la danse.

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