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«J’aime pouvoir jouer à Dieu dans ma tête»

Casquette à l’envers, pardessus urbain un brin rétro et sourire atypique où se faufile, par moments, un léger accent vaudois. L’humoriste Yoann Provenzano est loin des personnages clichés et exagérés qu’il incarne et qui l’ont fait connaître. Dans les vidéos qu’il publie sur Internet il tisse, par exemple, les aventures de MC Terkuit, un Albanais passionné de voitures, ou encore d’André Delacrottaz, Vaudois jusqu’au bout de sa casquette verte PMU. «A la base, André Delacrottaz, c’est une imitation ratée de Daniel Brélaz mixée avec mon papa, le plus Vaudois des Italiens», avoue l’humoriste de 25 ans, qui tourne en ce moment avec son spectacle Seul(s) dans ma tête.

Pourtant, avant d’être suivi sur les réseaux sociaux et reconnu dans la rue, le jeune homme originaire de Villeneuve est passé par des hauts et des bas. En 2012, il est en finale du Banane Comedy Festival avec Thomas Wiesel. «Thomas a gagné le vote du public.» Il tousse et lâche discrètement: «Hum, parce qu’il est Lausannois.»

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