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«J’ai toujours su que j’avais de la voix»

Star pop aux frontières des genres mais aussi artiste entier au parcours chaotique, Boy George a vécu cent vies. Coup de fil enjoué avant sa venue sous le Cervin, avec Culture Club.

Un long et sonore «heeeeello» pour démarrer la conversation téléphonique; un «au revoir mon petit chou-fleur», en français dans le texte, pour la clore. Boy George est de bonne humeur. Il semble en tout cas bien loin de ses abîmes personnels, il y a onze ans, quand le chanteur de Culture Club, star internationale de la chanson pop devenu proie idéale des tabloïds, écopait de la prison pour avoir molesté un amant selon lui malintentionné. Depuis sa création en 1982 et son presque immédiat succès bâti sur la voix et la personnalité de son leader tout en robes, frous-frous et autres extravagances emperruquées, le groupe a alterné joyeuse flamboyance et scandales glauques, en symbole définitif de cette décennie qui consumait la chandelle par les deux bouts et dont il ne vit pas la fin.

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