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Les jardins secrets de Marcel Imsand

Un an après la mort du photographe lausannois sort un livre hommage, qui dévoile des inédits, réalisé par sa fille.

Marcel Imsand dans son atelier
Marcel Imsand dans son atelier
Marcel Imsand
Johnny Hallyday
Johnny Hallyday
Marcel Imsand
Marcel Imsand
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Ce n’est pas une somme mais un livre qui entend rendre hommage et rappeler à soi – à nous – la figure sensible d’un photographe qui a durablement marqué l’imaginaire des Vaudois. Tout le monde a en tête ses portraits de Barbara ou ses séries consacrées à de simples gens vivant à l’écart de la modernité triomphante. Une année après son décès, Marcel Imsand demeure ce regard humble et attentionné que l’ouvrage «Marcel Imsand Intime» célèbre sur toutes ses facettes, que ce soit par ses images iconiques, ses travaux sur la Suisse entre autres, ou ses lubies plus méconnues comme ses portraits d’inconnues ou ses expériences sur les teintes par le procédé du virage.

Cette parution émouvante se présente aussi comme un livre de circonstance – Noël approche rappelle la première image: une vue de la cage d’escalier, décorée de boules et de guirlandes, de l’immeuble de la rue de l’Ale 9 où Marcel Imsand avait son atelier –, mais avant tout comme un exercice de mémoire alors que la disparition du vénérable passionné est encore toute proche. «L’énergie du chagrin est assez forte si on parvient à la transformer», admet Marie-José Imsand, la fille du photographe qui a concocté «Intime». «C’était une grosse démarche. J’ai porté le flambeau comme il le disait lui-même.»

Grandes séries et beaux secrets

Si l’éditeur a voulu que le livre comporte les trois grandes séries de Marcel Imsand que sont «Paul et Clémence», «Luigi le berger» et «Les frères», sa fille a eu toute latitude pour réunir le matériel qui rythme ces 200 pages. «J’ai voulu mettre l’accent sur l’artiste imprégné par les peintres qui passait des nuits entières à réaliser des bains pour ses virages. Dans tout ce qu’il faisait, il s’engageait complètement. Quand il travaillait pour le Grand Théâtre, la rue de l’Ale vibrait avec Wagner!»

Son fameux atelier lausannois recevait toutes sortes de visites illustres. «Nicolas Bouvier passait fréquemment, mais nous, les enfants, n’étions pas là après les spectacles quand certains artistes s’y rendaient.» Une anecdote veut que le voisin du dessus, enjambant une femme assise dans l’escalier, enrageât en fan déçu d’avoir raté cette rencontre quand il eut appris son identité: Barbara, qui attendait sagement le retour du photographe. Dans les nombreuses images inédites que dévoile «Intime», on trouve justement un instantané de la chanteuse, saisie au débotté dans l’atelier.

Mais Marcel Imsand poursuivait aussi d’autres étoiles et son amour très personnel des cygnes a droit à l’entier de l’un des douze chapitres. «Il y avait des sujets qu’il ne gardait que pour lui. Même ses grandes séries, comme «Paul et Clémence», il les gardait parfois cachées pendant 10 ans dans sa boîte secrète de la Gruyères avant de les sortir.» Ce malaxeur d’images ne les destinait parfois ni à la presse ni au livre mais en faisait cadeau aux êtres chers. Cet état d’esprit subsiste dans ces pages.

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