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Jean-Marc Diébold ouvre «son» Centre culturel suisse de Paris

Le nouveau responsable de l’antenne de Pro Helvetia va mettre l’accent sur les arts vivants.

Jean-Marc Diébold, 52 ans, nouveau directeur du Centre culturel suisse, présentait son premier programme jeudi 17 janvier.
Jean-Marc Diébold, 52 ans, nouveau directeur du Centre culturel suisse, présentait son premier programme jeudi 17 janvier.
PIDJI-PHOTOGRAPHY/PIERRE-JEROME ADJEDJ

Il a été nommé en septembre 2017, mais ce n’est que ces jours que Jean-Marc Diébold, installé dans son bureau depuis octobre dernier, peut prendre en main le Centre culturel suisse de Paris (CCS) avec une programmation qui porte sa signature: le duo Delgado Fuchs se produit les jeudi 17 et vendredi 18 janvier à l’Hôtel Poussepin.

Le successeur du tandem Jean-Paul Felley et Olivier Kaeser, en fonction de 2008 à 2018, ne promet pas de révolution, mais une inflexion marquée des priorités de l’antenne parisienne de Pro Helvetia en France. «Il s’agit toujours de faire la promotion – je tiens à ce mot – des artistes contemporains suisses dans tous les domaines d’activité. Je vais changer de petites choses, mais, après une période dominée par les arts plastiques, je veux donner une plus grande place au spectacle vivant.»

Né en 1966, «Français d’éducation suisse» comme il se décrit volontiers puisqu’il a grandi entre Genève et Lausanne jusqu’à ses 28 ans, Jean-Marc Diébold a participé aux tout débuts du Théâtre de La Grange de Dorigny en tant que codirecteur avec Dominique Hauser. Il a également collaboré avec Philippe Saire au moment où le chorégraphe s’installait à Sévelin 36. Il a aussi travaillé pour Olivier Py et, avant de candidater pour la direction du Centre culturel suisse, il a œuvré quatre ans à Berlin pour la promotion d’artistes français en Allemagne.

Expérience marseillaise

«J’ai aussi travaillé 15 ans pour une scène nationale à Marseille, à montrer du Maguy Marin dans les quartiers nord. J’aime rendre un lieu vivant, accueillant, ouvert sur la ville avec un public diversifié. Dans cette visée, nous allons aussi développer le travail de médiation et ouvrir des débats, car je pense que de nombreux artistes ou intellectuels suisses ont des choses à dire, sur la démocratie directe ou participative, pour prendre un exemple d’actualité.»

En s’attelant au monde des scènes qu’il a beaucoup fréquenté, le nouveau directeur se donne en effet plus de chances de fédérer les intérêts qu’en continuant à miser sur des arts visuels trop souvent confinés à un cercle d’amateurs spécialisés – «il y a un cloisonnement de ce public» reconnaît-il. Parmi les secteurs auxquels il compte redonner de la visibilité à Paris, il y a le cirque contemporain et le théâtre de marionnettes.

Mais le spectacle vivant n’aura pas l’exclusivité de son attention. Le cinéma documentaire fait partie de ses intérêts, tout comme la littérature. Et les arts visuels ne seront pas oubliés. Confessant ses lacunes dans ce domaine, Jean-Marc Diébold a engagé une adjointe, Claire Hoffmann, pour garder un œil averti sur cette discipline de plus en plus polymorphe.

Dans l’idée de permettre une diffusion la plus large possible, le nouveau directeur va maintenir des parutions régulières sur support numérique (après l’arrêt du mensuel papier «Le Phare»), mais compte aussi mettre en place des partenariats plus fréquents avec des scènes parisiennes pour pouvoir montrer des spectacles qui réclament plus d’espace que la petite salle (une centaine de places) de la rue des Francs-Bourgeois dans le Marais. Un projet concret a déjà abouti avec le centre culturel du Centquatre.

Ce réseautage lui sera utile dès 2021, date à laquelle le CCS fermera ses portes pour cause de rénovation (et un léger agrandissement de sa salle de spectacle), mais ne cessera pas ses activités, planifiant au contraire un tour de France avec des haltes dans des villes comme Nantes, Bordeaux, Lyon. «Il y a actuellement une grande sympathie pour les institutions culturelles suisses en France. Le moment est propice, dès que j’appelle des responsables pour proposer un partenariat, ils sont hypercontents.»

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