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La jeunesse prend ses photos à l’Elysée

L’institution lausannoise met la relève à l’honneur. L’enfance de l’art parvient-elle à mettre les clichés à mal?

«Je m'intéressais à la situation de la femme, à la liberté d'expression et cela m'a mené à la liberté sexuelle. Pendant mes études, j'ai abordé le genre, le féminin/masculin, les codes de beauté. La question de l'homosexualité m'a permis de faire la synthèse», explique la Genevoise Laurence Rasti, 25 ans. Sa série au titre provocateur «Il n'y a pas d'homosexuels en Iran» ne cherche pas le scandale, bien au contraire. Au gré d'images glanées en Turquie dans des villes accueillant des réfugiés orientaux, elle donne à voir avec pudeur des homosexuels qui fuient l'intolérance de leur pays.
«Je m'intéressais à la situation de la femme, à la liberté d'expression et cela m'a mené à la liberté sexuelle. Pendant mes études, j'ai abordé le genre, le féminin/masculin, les codes de beauté. La question de l'homosexualité m'a permis de faire la synthèse», explique la Genevoise Laurence Rasti, 25 ans. Sa série au titre provocateur «Il n'y a pas d'homosexuels en Iran» ne cherche pas le scandale, bien au contraire. Au gré d'images glanées en Turquie dans des villes accueillant des réfugiés orientaux, elle donne à voir avec pudeur des homosexuels qui fuient l'intolérance de leur pays.
ODILE MEYLAN
Auteur de l'installation la plus bizarroïde de «reGeneration3», Liaisons, le Français Emile Barret, 25 ans, reçoit sous sa drôle de tente aux imprimés qui font se télescoper des images que l'on pourrait croire sorties des circuits fondus d'une banque de données visuelles. «Pourtant, je travaille le plus souvent en argentique, à la chambre, même s'il y a ensuite un travail de collage avec des applis.» A l'intérieur de son campement, un ordinateur accueille le visiteur pour un jeu vidéo qui permet d'entrer plus avant dans ses paysages tordus, fondus et disloqués. «Mon travail vient du problème que j'ai à choisir. Je suis un adepte du more is more, j'en veux toujours plus.» Récent lauréat d'un prix fédéral qui lui a permis de filer à Londres, l'écalien – encore exposé à Lausanne à la Galerie d'(A) et à la Placette – est un maximaliste revendiqué.
Auteur de l'installation la plus bizarroïde de «reGeneration3», Liaisons, le Français Emile Barret, 25 ans, reçoit sous sa drôle de tente aux imprimés qui font se télescoper des images que l'on pourrait croire sorties des circuits fondus d'une banque de données visuelles. «Pourtant, je travaille le plus souvent en argentique, à la chambre, même s'il y a ensuite un travail de collage avec des applis.» A l'intérieur de son campement, un ordinateur accueille le visiteur pour un jeu vidéo qui permet d'entrer plus avant dans ses paysages tordus, fondus et disloqués. «Mon travail vient du problème que j'ai à choisir. Je suis un adepte du more is more, j'en veux toujours plus.» Récent lauréat d'un prix fédéral qui lui a permis de filer à Londres, l'écalien – encore exposé à Lausanne à la Galerie d'(A) et à la Placette – est un maximaliste revendiqué.
ODILE MEYLAN
Tatyana Franck, la directrice du Musée de l'Elysée.
Tatyana Franck, la directrice du Musée de l'Elysée.
ODILE MEYLAN
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Jamais deux sans trois. Mercredi était présentée au Musée de l’Elysée «reGeneration3», troisième exposition consacrée à la photographie émergente depuis que ce projet avait été lancé en 2005 par William Ewing, alors directeur de l’institution. «Cet événement régulier est la marque de fabrique du musée», s’enorgueillissait l’actuelle directrice, Tatyana Franck, en ouvrant l’exposition à la presse, consciente de tenir avec ce projet un événement propre à rehausser le jubilé des 30 ans. Les deux premières éditions ont en effet parcouru le monde entier, s’arrêtant dans vingt-quatre villes.

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