Les jeux du Castrum s’emparent d’Yverdon

Scènes Le festival devient annuel et renforce son approche pluridisciplinaire.

La compagnie Seiler se produit dans des appartements yverdonnois(vendredi, 21h).

La compagnie Seiler se produit dans des appartements yverdonnois(vendredi, 21h). Image: Arya Dil

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Les Jeux du Castrum fêtent leur 18e édition avec une nouvelle équipe à leur tête. La Municipalité d’Yverdon a choisi le duo Damien Frei (ex-programmateur de l’Amalgame) et Sylvain Maradan (ancien du festival des Georges et du Nouveau monde) pour imaginer la ligne artistique du Festival de la Cité thermale en 2017. «Nous voulons insuffler un esprit convivial et participatif à la manifestation qui devient annuelle, précise Damien Frei, Yverdonnois d’adoption. Les précédentes éditions mettaient beaucoup l’accent sur le théâtre et les arts de la rue. Cette année, nous avons choisi une approche pluridisciplinaire avec de nombreux lieux d’expression répartis dans toute la ville.»

La manifestation conserve ses créations – trois cette année – à l’instar de Rêveries (sa, dès 23 h 30, payant), une carte blanche à deux musiciens vaudois, la violoncelliste Sara Oswald et le pianiste Colin Vallon. Inspirés du projet Sleep de Max Richter, les artistes vont jouer en continu pendant huit heures à partir de minuit. «Les spectateurs seront couchés sur 200 lits de camp dans le Centre professionnel du Nord vaudois. Les artistes ont consulté en amont un médecin pour comprendre comment fonctionnent les cycles du sommeil.»

Autre projet original et légèrement voyeur: celui de la Compagnie Nicole Seiler avec son Living-room dancers (ve, 21 h, sur réservation). «Le public sera muni d’une paire de jumelles et d’un lecteur MP3 et pourra observer des couples danser dans des appartements éclairés à travers la ville.»

Côté coups de cœur musicaux, le directeur cite, entre autres, l’accordéoniste bernois Mario Batkovic, qui se produira au temple (sa, 20 h, payant). «Il touche à tous les registres musicaux, c’est aérien et mélodieux. Comme soliste, il exploite tous les sens.» Quant aux Anglais Gogo Penguin, ils jouent, eux, avec les frontières du jazz. «Des virtuoses qui intègrent de l’electro. Le trio a d’ailleurs signé chez le prestigieux label de jazz Blue Note Records.» Il investira la cour du château (sa, 21 h 30).

Non loin de là, la rue de la Plaine sera le théâtre d’une construction monumentale et participative, imaginée par l’artiste plasticien Olivier Grossetête. Depuis le début de la semaine, une centaine de bénévoles travaillent d’arrache-pied pour plier les 11 000 cartons qui seront assemblés par les passants samedi (dès 9 h). Les festivaliers vont faire ressurgir la tour de la Plaine, haute de 20 mètres, qui trôna pendant deux siècles à côté de la place Pestalozzi. Ce projet d’architecture utopique et éphémère a déjà vu le jour à Paris, Sydney ou Helsinki. La déconstruction de la tour sera elle aussi collective. Le public est invité à la faire disparaître dimanche (15 h). (24 heures)

Créé: 09.08.2017, 19h16

Yverdon-les-Bains, divers lieux

Du ve 11 au di 13 août
Gratuit à l’exception de 2 concerts
www.le-castrum.ch

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 5

Trois femmes avaient déjà mis en cause Donald Trump durant la campagne présidentielle. Elles se sont retrouvées sur un plateau de télévision pour réitérer leurs accusations. La Maison-Blanche a dénoncé des «histoires inventées»
(Image: Bénédicte) Plus...