Julien Mages entonne sa «mélopée du petit barbare» à l’Arsenic

ThéâtreLe dramaturge lausannois présente dès ce soir sa nouvelle pièce

L'auteur dramatique présente sa nouvelle création à l'Arsenic, déployant un «espace mental» aux bordures du rêve.

L'auteur dramatique présente sa nouvelle création à l'Arsenic, déployant un «espace mental» aux bordures du rêve. Image: PATRICK MARTIN

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Après avoir réinterprété de façon très personnelle Shakespeare (Ballade en orage) et Molière (Janine Rhapsodie), le dramaturge lausannois Julien Mages est de retour à l’Arsenic avec La mélopée du petit barbare, texte édité aux prestigieuses éditions Les Solitaires Intempestifs.

Que met en scène cette nouvelle pièce? Le dialogue d’une femme de 50 ans et d’un jeune homme de 30 ans qui crée cette rencontre pendant ses rêves. La pièce investit son espace mental et, plus elle progresse, plus la femme se livre également.

Votre rapport à la langue prend ici encore de l’ampleur? La littérature théâtrale est un genre à part entière, au même titre que les autres, fait pour féconder l’imaginaire. Des textes à cheval entre représentation théâtrale et représentation tout court.

Avec «La mélopée», vous posez un théâtre de l’esprit? En cinq tableaux et autant de songes se construit en effet un espace mental métaphorique, où il est aussi question de désir – par le biais d’un œdipe ludique – ou de culpabilité. Il s’agit d’une réflexion et d’une recherche poético-philosophique où les personnages incarnent plutôt des fonctions, des polarités, qui s’attirent et se repoussent.

Des instances de la psyché, comme on a pu interpréter les personnages de Racine? Mon mentor, le metteur en scène Jean-René Lemoine, m’enjoignait à ne pas créer de l’action, mais que la langue elle-même soit action. Martine Paschoud me disait déjà de ne pas mettre mon texte en scène, mais de développer la théâtralité de l’écriture.

Que ce texte ait été édité par Les Solitaires Intempestifs a de l’importance pour vous? C’est un peu la meilleure maison, avec L’Arche et Actes Sud. On y trouve Rodrigo Garcia, Angélica Liddell, Jean-Luc Lagarce, Olivier Py aussi. C’est une reconnaissance qui me touche d’autant plus qu’elle vient d’un coup de cœur de son directeur – je ne suis pas un auteur «bankable».

L’écriture va continuer à vous travailler? Oui, L’Age d’Homme me suit sur la durée avec ce que j’appelle mes «hybrides», trois longs poèmes entre le monologue et la narration à la première personne.

Créé: 08.04.2016, 09h11

La pièce

Lausanne, Arsenic
Du ve 8 au je 14 avril (19h30; di 17h)
Rens.: 021 625 11 36
www.arsenic.ch

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