Lausanne fait reluire sa couronne de reine de la nuit

ClubbingSamedi dernier à Zurich, le D! Club et le festival Electrosanne ont remporté respectivement les prix de meilleur grand club et de grand événement.

Repris en 2002 par la famille Wegmüller, le D! Club possède une capacité de 800 personnes et emploie onze salariés.

Repris en 2002 par la famille Wegmüller, le D! Club possède une capacité de 800 personnes et emploie onze salariés. Image: Jean-Christophe Bott

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Promis juré, les bras lui en sont tombés. Thierry Wegmüller était encore tout heureux d’avoir remporté l’an dernier le Prix du «meilleur grand club», pour son D! lausannois. Rebelote, samedi passé à Zurich: la salle de la place Centrale a raflé la statuette pour la seconde fois de suite, lors de la cérémonie annuelle des Swiss Nightlife Awards.

«C’est exceptionnel, et évidemment cela nous oblige plus encore, relève l’entrepreneur culturel. Il ne faut pas céder à la facilité mais conserver une ligne audacieuse qui a été récompensée à Zurich, et qui a fidélisé notre public.» Le D! était en concurrence avec le Hive et le Plaza, deux grands clubs zurichois. Indirectement, la reconduction de son sacre confirme la capitale vaudoise comme la seconde ville suisse du clubbing. Deux autres acteurs du cru ont d’ailleurs remporté des prix: Electrosanne, dont la neuvième édition s’est tenue avec succès en septembre dernier (Best Big Event) et Aprodia, série de soirées produites au MAD (Best Events Series).

Strictement symboliques, les «hiboux» décernés par la cérémonie alémanique permettent pourtant de dessiner une cartographie nationale des lieux de nuit. Huit des onze catégories des Swiss Nightlife Awards comportaient des finalistes lausannois! Selon Thierry Wegmüller, qui gère en famille également le Bleu Lézard, le Java et les Arches, «la ville a accompagné cette culture du DJ, dont les frontières avec le business musical traditionnel sont devenues plus perméables. Les DJ se produisent en festivals. On peut parler de musiques actuelles, et non plus strictement de clubbing comme il y a vingt ans.» Dans les faits, le titre de meilleur club suisse a permis au D! de s’attirer plus encore la curiosité des agents internationaux. «On nous appelle plus souvent pour nous proposer de gros artistes.»

«Être élu meilleur grand club suisse deux années de suite, c'est exceptionnel»

Le public a également suivi et permis au club de 800 places et onze salariés une bonne année commerciale, «même s’il est impossible de dire quel rôle joue ce genre de récompense. Elle a au moins le mérite de focaliser sur la qualité des soirées lausannoises plutôt que de pointer, comme trop souvent dans les médias, les enjeux de sécurité», relève le Lausannois, en référence aux gros titres des journaux, il y a deux ans, lors de nuits régulièrement agitées aux portes des clubs de la ville.

Alors que la salle Métropole rouvrira en novembre, la question d’un trop-plein de l’offre de divertissements pourrait se poser. Gérant le D! depuis 2002, alors que l’époque était plutôt à la pénurie en termes de vie nocturne, Thierry Wegmüller se souvient qu’on lui agitait alors le même épouvantail. «Je ne m’inquiète pas pour ça. C’est vrai, la région possède une offre assez hallucinante, presque comparable à Zurich alors que nous comptons quatre fois moins d’habitants. Mais cette vitrine est aussi un moyen de faire venir des gens de l’extérieur.» A noter que les Swiss Night­life Awards ont aussi offert deux statues de choix au Valais: le «Meilleur festival» pour Caprices, à Crans-Montana, et le «Meilleur événement» pour MDRNTY, son concept de clubbing en journée et en altitude.

Créé: 09.02.2015, 18h46

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